Brabant Wallon Un Ottintois s’en est pris à un client d’une pharmacie, à des jeunes filles et à des policiers

Né en 1989, Jacky est hébergé par une dame qui tente de l’aider mais le 12 juin dernier, il a perdu les pédales et les faits qu’il a commis durant une après-midi lui valent de comparaître détenu devant le tribunal correctionnel.

Cela a commencé peu avant 15 h, dans une pharmacie de Limelette où l’homme voulait acheter de l’éther. Les responsables de l’officine, voyant qu’il n’était pas dans son état normal, ont refusé de lui vendre ce produit qui peut servir à d’autres choses qu’à désinfecter des plaies. Jacky est alors sorti furieux et a frappé sur une voiture qui se trouvait à proximité. Le propriétaire lui a demandé pourquoi il faisait cela et s’est retrouvé projeté au sol, recevant une pluie de coups de pied et de coups de poing.

Un témoin a filmé la scène et la police est arrivée sur place mais alors que les agents procédaient aux constatations, ils ont appris que trois jeunes filles mineures d’âge venaient d’être victimes d’une extorsion près du Douaire. C’était encore Jacky qui, après avoir abordé les filles, a montré un couteau et a expliqué qu’il était recherché par la police après avoir tabassé un homme. Il voulait de l’argent.

Terrifiées comme on le devine, les mineures ont rassemblé pour cinq euros de monnaie et ont pris la fuite. Et vers 17 h 30 au centre commercial, Jacky, qui se trouvait dans un état second, se montrait agressif avec les clients. Lorsqu’il a vu les policiers, il a refusé de se retourner contre le mur comme on lui demandait de le faire. Au contraire, il a enroulé une chaîne autour de son poing, et a avancé en direction des agents. Ceux-ci ont dû employer la manière forte pour le neutraliser.

Hier devant le tribunal , le ministère public a constaté que le prévenu avait déjà bénéficié d’une peine de travail et d’une peine d’emprisonnement avec sursis. Sans résultat, apparemment… Trente mois d’emprisonnement ferme ont été requis alors que la défense sollicitait une nouvelle peine de travail. Jugement le 22 août.