Brabant Wallon

Ils étaient sous-alimentés, souffraient de plaies et de déshydratation

Comme trop souvent malheureusement, le refuge Sans Collier, basé à Perwez, a été une nouvelle fois amené à réaliser une saisie animalière, lundi en fin d’après-midi. Cette fois, c’est du côté d’Ottignies que six moutons ont dû être saisis. Ils ont ensuite été emmenés au Rêve d’Aby, un refuge gembloutois spécialisé dans l’accueil d’équidés, de bovins et d’ovins.

La saisie fait suite à une première plainte émanant de particuliers, au début du mois d’août. “Ceux-ci nous avaient avertis que les six moutons étaient exposés en pleine canicule sans la moindre goûte d’eau pour s’hydrater, confie Sébastien De Jonge, directeur du Refuge Sans Collier. Nous nous sommes rendus sur place avec la police et avons donné pour injonction au propriétaire de réapprovisionner constamment les moutons en eau et de soigner les plaies de certains.”

Visiblement, le message n’a pas été entendu. “D’après les voisins de la prairie, il y avait de nouveau de l’eau à disposition des moutons les jours qui ont suivi notre visite. Mais, lundi, rebelote, les moutons n’avaient plus une goutte d’eau. Ils n’avaient même plus à manger et des riverains nous ont appelés car les moutons tentaient de sauter leur clôture pour chercher à manger.”

Les équipes de Sans Collier, accompagnées de celles du Rêve d’Aby, sont donc retournées sur place et ont retrouvé les moutons dans un état lamentable. “Ils présentaient une maigreur extrême et souffraient de cachexie (NDLR : un fort affaiblissement de l’organisme en raison d’un manque d’alimentation), précise Sébastien De Jonge. Les plaies qui auraient dû être soignées ne l’avaient pas été. Certaines étaient purulentes et les mouches tournaient déjà autour.”

Les moutons ont donc été saisis et emmenés à Gembloux pour y être tondus et réalimentés progressivement. “On a aussi soigné les plaies pour éviter que des larves de mouches s’y installent.”

La saisie a pu être accélérée grâce au nouveau décret pris par le ministre du Bien-être animal, Carlo Di Antonio, et qui permet désormais aux bourgmestres de prendre la décision d’effectuer les saisies. “Ici, en moins de deux heures, la saisie a pu être effectuée. C’est évidemment une avancée importante pour le bien-être des animaux.”

© sans collier

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