Brabant Wallon Sébastien De Jonge, responsable de Sans Collier, s’est associé à d’autres refuges pour pousser un coup de gueule


Dire que les refuges wallons en ont marre de la manière de travailler de l’Unité du bien-être ânimal (UBEA), c’est encore minimiser les faits tant la situation est électrique. D’ailleurs, le dialogue est à présent rompu. Lassés des manières d’agir du service, plusieurs refuges, dont celui de Sans Collier à Perwez, se sont associés pour faire bouger les choses. "Ça fait des années qu’il y a des tensions, déplore Sébastien De Jonge, le responsable du refuge perwézien. Quand on effectue des saisies, on nous dit de laisser des animaux sur place ou encore pire, on donne une nouvelle chance aux propriétaires. Quand les choses vont mal, il faut le dire. Lorsqu’on procède à une saisie, ça doit être définitif."

La goutte d’eau qui a fait déborder le vase, c’est la décision de donner des animaux saisis, qui étaient dans un état catastrophique, à… un ami de l’éleveur en question ! "C’est effarant. De notre côté, on s’occupe de retaper ces animaux pendant plus de deux mois et après, on nous dit de les donner à une connaissance de cet éleveur. Il ne faut pas nous prendre pour des guignols !"

Face à cette situation, plusieurs refuges wallons ont donc décidé d’agir, quitte à se mettre "hors la loi". "On ne rendra pas les animaux et si la police décidait de venir, on ne les laissera pas rentrer. On sait qu’on se met en défaut juridiquement mais on en assumera les conséquences."

Mais ce n’est pas tout : les refuges ont décidé de se mettre en grève et d’attaquer en justice l’Unité du bien-être animal. "Ce service est un acteur du mal-être animal ! De notre côté, nous sommes également sous la menace. Il y a quelques semaines, on avait recueilli 36 chiens lors d’une saisie. Pour le moment, il n’y a pas eu d’ordre de venir les rechercher mais si tel devait être le cas, on ne se laisserait pas faire. Ici, la consigne a été donnée qu’aucune autorité ne rentrera. La police peut venir si elle doit déposer un animal mais nous sommes fermés pour les inspecteurs. On fera barrage et s’ils ont un mandat, on avisera", conclut Sébastien De Jonge, prêt à tout pour enfin faire changer les choses.