Brabant Wallon Les riverains de la rue d’Alvaux dénoncent un manque de concertation de la part des autorités communales

Certains habitants de la rue d’Alvaux ont reçu l’information via un toutes-boîtes. D’autres pas… Ce courrier signé par le bourgmestre faisant fonction, Carl Cambron, indique que les gens du voyage s’installeront, d’ici dimanche, dans une prairie située dans la rue d’Alvaux. "Dans un souci de bon accueil et de solidarité, nous avons défini les conditions d’installation dans une convention signée par les deux parties, précise Carl Cambron dans son toutes-boîtes. Il s’agit donc d’une installation encadrée. La commune fournit l’eau, l’électricité et les sacs- poubelle moyennant paiement."

Mis devant le fait accompli, les riverains sont en émoi. Carl Cambron s’est déplacé pour parler avec ceux-ci mais son discours n’a pas vraiment convaincu ! "On ne comprend pas, la loi est dans son camp et il n’ose pas agir car il craint les risques de réactions de ces personnes, peste un habitant de la rue d’Alvaux. Il ne tient pas compte de nos craintes, il est juste fier d’annoncer que les consommables seront payés…"

Une rencontre sera toutefois organisée entre une délégation de riverains et une autre des gens du voyage. "On sait juste qu’il s’agit d’une famille belge et d’une autre française. Entre 17 et 20 caravanes actuellement installées à Ramillies débarqueront. Ils devraient rester minimum deux semaines, mais on ne sait pas combien de temps au maximum. Une caution de 800 euros serait demandée mais, par jour, semaine, séjour… ? On ne sait rien."

Autre argument de taille évoqué par Thierry, un autre riverain : l’installation aura lieu dans une zone agricole, avec un périmètre de protection d’intérêt paysager, défini par l’article 40 du Code wallon. Selon ce riverain, le plan de secteur a une valeur réglementaire et on ne peut y déroger que selon la procédure du Cwatupe.

Il a adressé un courrier à Carl Cambron : "De toute évidence, l’installation d’un camping (avec voitures, caravanes et remorques) ne constitue pas un élément qui s’intègre à ce paysage qui bénéficie d’une protection légale de la Région, indique-t-il . Je constate donc que vous êtes en infraction avec la loi."

Selon notre interlocuteur, permettre cette installation signifierait la possibilité "d’utiliser quand bon semble à la commune ce terrain pour toutes sortes d’activités : concerts, camps scouts, aéromodélisme, cirque… Si, à la date prévue, l’installation a bien lieu, une plainte sera transmise au fonctionnaire de la Région habilité à constater ce type d’infraction."