Brabant Wallon André Antoine pousse une gueulante envers le Compostage Parmentier

Dire que les relations entre l’entreprise de Compostage Parmentier et la commune de Perwez sont tendues, c’est minimiser la situation. Il y a quelque temps, les autorités communales de Perwez refusaient d’octroyer un permis d’exploitation à la société située sur la chaussée de Namur. Les exploitants ont finalement obtenu leur permis après avoir été en recours contre cette décision.

Mais visiblement, les relations ne se sont guère améliorées. "C’est une entreprise qui pose problème car elle n’est pas très fiable et ne répond jamais, déplore André Antoine, le bourgmestre en titre de Perwez. Beaucoup de plaintes ont été formulées par les riverains qui se plaignent notamment du bruit."

En effet, suite au passage de la police de l’environnement, il s’est avéré que le seuil de bruit était dépassé par l’entreprise en question. "Mais ils nous snobent complètement. Ce n’est pas sérieux et c’est pour cette raison que j’ai décidé de pousser une gueulante. Malheureusement, c’est la seule manière de faire bouger les choses. Le permis n’est pas respecté et peu importe la nature de l’activité, les règles sont là et doivent être respectées par tout le monde. On est pour le compostage mais pas dans n’importe quelles conditions. Les riverains ont fait preuve de patience et ils ont aussi droit au respect."

Face à cette situation problématique, André Antoine a été clair : "Ils ont jusqu’au 15 juillet pour prendre les mesures nécessaires ou au moins présenter un plan de mise en conformité." Sinon ? "Nous prendrons les mesures qui s’imposent et ça pourrait aller jusqu’à la fermeture de l’entreprise. C’est une option que nous n’écartons pas car nous avons affaire à des gens qui ne répondent jamais", conclut le bourgmestre en titre de la commune.


"C'est de l'acharnement"

Du côté de l’entreprise, bien évidemment, le son de cloche est différent même si on reconnaît une petite erreur. "Suite au passage de la police de l’environnement, il s’est effectivement avéré que nous dépassions les normes de bruit de trois décibels, explique Aurélie, secrétaire de l’exploitation. Mais ce dépassement s’explique parce qu’il s’agit d’un bruit sourd. Bruit auquel il faut ajouter trois décibels sans quoi, nous étions dans les normes."

Et l’entreprise est d’ailleurs prête à faire les investissements nécessaires s’ils s’avéraient indispensables malgré le climat ambiant. "De nombreuses pétitions ont circulé contre nous et ce n’est vraiment pas une situation facile à vivre. Les analyses vont être effectuées et une fois qu’on aura le rapport, nous aviserons. S’il faut mettre des panneaux antibruit, nous le ferons. Mais contrairement à ce qui se dit, tout se passe dans la légalité et la transparence au sein de l’entreprise."

Et de dénoncer une forme d’acharnement. "Nous faisons aussi partie de l’agriculture. S’il y a des odeurs, c’est normal. Je crois vraiment qu’il y a de l’acharnement", conclut Aurélie.