Brabant Wallon Le refuge Sans Collier à Perwez affiche complet et la situation est problématique

C’est la période et malheureusement, les mauvaises habitudes ne changent pas : alors que l’été bat son plein, c’est la même chose pour les abandons d’animaux. Et si les excuses sont de plus en plus diverses et variées, elles n’expliquent pas tout non plus. "C’est bizarre : depuis quelques semaines, on a beaucoup de personnes qui développent des allergies par rapport à leur animal de compagnie", déplore Sébastien De Jonge, le responsable du refuge.

De manière plus chiffrée , depuis le début de l’été, le refuge perwézien a déjà pris en charge 120 chiens et 149 chats ! "Si on compare à la même période il y a dix ans, en 2008, on était à 95 chiens et 83 chats ce qui représente donc une augmentation de 30 à 40 % !" Et fort logiquement, le refuge affiche complet depuis un petit temps. "L’avantage qu’on a eu en déménagement de Chastre vers Perwez, c’est de pouvoir offrir un accueil de qualité mais par contre, le problème de la quantité n’est lui pas encore résolu. Je pense qu’on aurait pu ouvrir un refuge d’une capacité de 1.000 animaux qu’on serait encore full", continue Sébastien De Jonge.

Actuellement, Sans Collier accueille 150 chats et une centaine de chiens. "On doit refuser pas mal d’animaux. En moyenne, on est à 10-15 prises en charge par jour ! Au niveau des chats, on est full, pour les cages individuelles pour les chiens, c’est la même chose. Il ne nous reste que 4-5 places pour des chiens dans des cages multiples."

Depuis son déménagement de Chastre vers Perwez au début du mois de mars, Sans Collier a déjà accueilli plus de 750 animaux ! "Mais c’est vraiment cette période qui est la plus compliquée. Et quand on y pense, c’est assez logique. D’un côté, on a une impressionnante augmentation de gens qui abandonnent leurs animaux et de l’autre côté, comme tout le monde part en vacances, plus personne n’adopte. Ce qui est important pour nous, c’est le turnover et il n’est pas possible pour le moment. On attend avec impatience le mois de septembre", conclut Sébastien De Jonge.