Brabant Wallon Trois ans de prison ferme pour un récidiviste, quinze mois avec sursis pour sa compagne

En janvier dernier, il est revenu aux oreilles de la police que Didier S. et sa compagne Laurence P., dans leur logement de Perwez, se livraient à la vente de stupéfiants. En prenant quelques précautions tout de même, puisque le premier cité est récidiviste - il a écopé de quatre ans de prison à Bruxelles dans un dossier de trafic de drogue - et qu’il était à l’époque… sous bracelet électronique. Et parmi les mesures de prudence utilisées par le couple, le recours à un ami pour servir de "nourrice".

En clair, les stupéfiants étaient stockés chez cette personne dont le profil est plus "clean" aux yeux d’éventuels enquêteurs. En possession de ces informations, les policiers ont mené deux perquisitions. Chez le couple, ils ont retrouvé 19 grammes de cannabis, plus de 2.500 € en cash alors que les revenus officiels du ménage sont plus que limités, et une vingtaine de pilules d’ecstasy. Et chez leur ami moins connu des services, c’est un sachet de 225 grammes de marijuana qui a été saisi.

Ce Perwézien, qui est un simple consommateur, s’est mis à table, confirmant les renseignements donnés à la police par l’informateur initial. Didier S., lui, a tenté de nier, mais vu l’accumulation d’éléments contre lui, il a avoué devant le tribunal correctionnel que la drogue saisie chez son copain était bien à lui, et destinée en partie à la vente.

Quant à Laurence P ., elle a prétendu qu’elle avait été incitée à "dépanner" d’autres consommateurs non pas par son compagnon, mais par une tierce personne. Et qu’elle ignorait à l’époque que c’était illégal… Pas crédible, a tranché le tribunal mardi, en la condamnant à quinze mois d’emprisonnement avec sursis total et à une amende de 8.000 € avec sursis partiel. Didier S., en récidive, écope de trois ans de prison ferme, d’une amende de 8.000 € et 5.000 € lui sont confisqués. La "nourrice" s’en tire avec une peine de probation autonome de quinze mois.