Brabant Wallon Le président de la FWA Brabant wallon n’apprécie pas les déclarations d’Écolo.

Lors du dernier conseil communal de Genappe, Écolo est intervenu, par la voix de Philippe Goubau, pour demander au collège de prendre des mesures à propos des pesticides utilisés par les agriculteurs et qui se retrouvent à l’intérieur des écoles de l’entité.

Une étude est en cours mais, pour les verts, il ne faut pas attendre les résultats définitifs pour déjà réagir, notamment en plantant des haies et en instaurant des zones tampons. Avec l’ambition, souhaitait Philippe Goubau, de parvenir à être une commune sans pesticides, montrant ainsi la voie à d’autres en Brabant wallon, voire en région wallonne. Alors que, pour l’instant, d’après l’analyse du groupe Écolo, il n’y aurait pas une volonté évidente d’agir.

Ce qu’avait réfuté l’échevine de l’Agriculture Stéphanie Bury, et le bourgmestre Gérard Couronné. Mais, côté agricole, ces nouvelles déclarations ont fait réagir. Pierre Vromman, membre de la commission communale agricole, président de la section Nivelles-Genappe et de la section Brabant wallon de la Fédération wallonne de l’agriculture (FWA), a avalé son petit-déjeuner de travers en découvrant dans nos pages les déclarations d’Écolo. "L’étude qui a été commandée n’a pas encore livré ses résultats complets et certains commencent déjà à mettre le feu et à alarmer la population , s’indigne-t-il. Sans même savoir, apparemment, qu’une nouvelle législation wallonne impose déjà des horaires pour pulvériser aux abords des lieux fréquentés par les enfants, avec aussi des normes de vent, des distances de sécurité, etc. Dire que rien n’est fait, c’est mentir !"

Et de préciser au passage que les agriculteurs, à Genappe comme ailleurs, ne pulvérisent pas par plaisir. D’autant que les produits phytos coûtent très cher. Il s’agit seulement de répondre à des problèmes qui se posent ou qui menacent réellement les récoltes. Leur utilisation dépend donc de la saison, de la présence de maladies, de la météo propice ou non à la prolifération de certains parasites, etc.

Et le matériel moderne et les nouvelles technologies comme l’emploi du GPS permettent de contrôler les doses de manière très précise. Et, pour chaque parcelle, un registre indique les produits utilisés et dans quelles quantités. "On est proactifs et ouverts. Nous sommes conscients de la problématique et des efforts sont faits depuis des années, conclut Pierre Vromman. Nous réfléchissons tous les jours pour trouver des solutions. Mais on en a marre des discours dogmatiques de certains !"