Brabant Wallon La commune a décidé de les supprimer afin de sauvegarder les arbres…

Lors du dernier conseil communal, les autorités entérinaient le rachat de deux parcelles du bois de Berlaymont, notamment celle où l’on retrouvait les bosses utilisées depuis des années par les riders.

Dans la foulée de ce rachat, afin de préserver les arbres qui seraient en mauvaise santé, les autorités communales ordonnaient la suppression des différentes bosses. Un coup dur pour les amoureux de sensations fortes qui sont particulièrement déçus par cette décision. "En tant que rider, nous n’aurons plus aucun endroit où pratiquer le BMX qui est un sport peut-être différent et qui rapporte moins que le hockey ou le football", déplore Nathan, un habitué du site.

Pour eux, c’est l’incompréhension. Pourquoi soudainement la commune décide-t-elle d’abattre ces bosses ? "Pour un soi-disant prétexte écologique ! Vous pensez réellement que des bosses réalisées avec nos pelles et nos bras abîment plus qu’un club de hockey ou de foot ? Avant que la commune ne rachète les terrains, cela n’a jamais posé de problème et là, en deux mois, tout est détruit !"

Et visiblement, ce spot jouissait d’un succès qui dépasse les frontières de la cité du Lion. "C’était l’un des plus beaux et des plus diversifiés de Belgique, continue Nathan. Des professionnels de la discipline ont commencé ici et d’autres venaient même de l’étranger. Et on n’était pas les seuls à profiter de cet endroit : il y a aussi des photographes, des promeneurs, des scouts et des amoureux des voitures téléguidées."

Mais la décision de la commune (voir ci-contre) est irrémédiable. Du moins à cet endroit ! "Une pétition pour préserver le site a été lancée et elle a récolté plus de 2.000 signatures. Il faut aussi savoir que ce terrain est irremplaçable car la qualité de la terre permet de s’entraîner toute l’année sans avoir de boue. Sans oublier qu’on était respectueux de l’environnement car on ramassait les déchets des promeneurs et on avait même placé des poubelles. Malheureusement, on n’a pas notre mot à dire", déplore Nathan.

La commune doit assurer la sécurité

Au courant de la situation et de la déception des riders, les autorités communales ont expliqué leur choix qui n’a pas été fait pour nuire aux amoureux de sensations fortes. "Après une visite des lieux, les experts de la DNF ont notamment estimé que la piste de VTT aménagée sur le site engendrait des risques, expliquent les autorités communales. Au fil du temps, le système racinaire de certains arbres a été fortement endommagé. L’usage régulier de la piste a aussi modifié la compacité du sol et sa capacité d’absorption."

Leur conclusion était sans appel : en cas de vent violent, l’érosion accélérée du terrain augmentait le danger de chutes d’arbres sur les promeneurs ou sur le Ring. De même, les travaux de terrassement réalisés par les vététistes ont eu pour effet de modifier le relief du site, ce qui présentait un risque supplémentaire pour les usagers. "Le danger était trop important pour un bois pouvant être traversé par de nombreuses personnes, notamment les jeunes se rendant dans l’un des clubs sportifs ou l’une des écoles du site d’Argenteuil. La DNF refusait d’ailleurs de reprendre la gestion du site sans remise en état préalable."

Malgré tout, la commune se dit à l’écoute des riders afin de trouver une solution pour eux et d’éventuellement dégager une solution ailleurs.