Brabant Wallon Une Wavrienne dénonce l’agressivité de la police au moment du couvre-feu.

C’est une bien désagréable aventure à laquelle a assisté une habitante de Wavre, jeudi soir. Alors qu’elle se trouvait sur la terrasse d’un établissement de la rue Charles Sambon, peu avant l’heure officielle de fermeture des cafés et autres restaurants, des policiers sont arrivés pour lui signifier, à elle et ses amies, de quitter les lieux, alors qu’elles sirotaient un dernier verre.

"Il y avait encore une vingtaine de personnes qui discutaient calmement", confie la quadragénaire wavrienne. "Je veux bien comprendre qu’il y ait un règlement mais je m’attendais à ce qu’on nous demande de terminer notre verre tranquillement à l’intérieur de l’établissement afin d’éviter les nuisances à l’extérieur."

Selon la Wavrienne, la police a donné quatre minutes, montre en main, aux différentes personnes présentes pour quitter les lieux. "Une dame bien mise qui avait visiblement pris un verre de trop a voulu rouspéter et, selon un agent, aurait insulté un des agents. Elle s’est fait menotter sous nos yeux un peu étonnés, pensant que la police est plutôt là pour calmer le jeu que pour l’envenimer…"

Un homme aurait alors tenté de calmer la situation. "Il s’est avancé vers la camionnette pour demander à ce qu’on n’arrête pas la dame pour si peu, mal lui en a pris à lui aussi, poussé jusqu’à tomber par terre. Il n’avait rien de menaçant et avait bien 20 ans de plus que le policier qui l’a gazé dans les yeux devant nous, toujours aussi médusées, alors qu’il était par terre…"

La Wavrienne est alors partie "complètement sonnée" d’avoir assisté à pareille scène. "Une copine a habité à Namur et à Liège et m’a avoué n’avoir jamais vu ça, en sachant qu’il y a d’autres quartiers bien plus chauds dans ces deux villes."

Aujourd’hui, la Wavrienne s’est épanchée sur les réseaux sociaux pour dénoncer ce couvre-feu ainsi que "l’agressivité de la part de la police (NDLR : que nous n’avons pu joindre ce week-end) sur des gens de plus de 50 ans et qui ne sont pas armés et ne représentent aucun danger pour l’intégrité des policiers armés et avec un gilet pare-balles".