Brabant Wallon

" Quel avenir pour le logement public en Brabant wallon ?" C’est la question qui était au centre du débat terminant la journée Action logement 125 destinée à marquer les 125 ans de logement public, dimanche à Louvain-la-Neuve.

Une journée qui a débuté par des visites de lieux de vies au sein de logements public à LLN. Les intervenants se sont ensuite retrouvés pour un débat à la nouvelle antenne administrative.

Un moment choisi par le collectif réseau brabançon du droit au logement (RBDL) pour marquer le coup via une action symbolique destinée à attirer l’attention des acteurs du logement, mais aussi les autorités communales et provinciales sur la situation et les chiffres du logement public en Brabant wallon.

Ils étaient donc 27 afin de représenter les 27 communes du Brabant wallon. Vêtus de salopettes blanches, tous portaient une pancarte indiquant le pourcentage de logements publics sur le territoire de chaque commune brabançonne.

Et Vincent Wattiez représentant du réseau qui regroupe diverses associations d’éducation permanente (MOC-CIEP, CAL, Habitat et Participation, Ligues des Familles, CRABE,…) de commenter : "Il y a un besoin cruel de logements accessibles financièrement et le logement public est une des solutions majeures. Or, seules 3 communes sur 27 atteignent ou dépassent la norme wallonne à savoir : 10 % de logements publics sur l’ensemble des logements."

Et de poursuivre : "Même si on comprend qu’il n’est pas facile d’atteindre les 10 %, trois communes dépassent les 5 %, mais onze n’atteignent même pas les 2 %. À Waterloo, on est à 0,04 %, il existe tout de même une intention derrière ces chiffres. Sans compter que de nombreuses personnes, notamment des parents seuls avec enfant doivent quitter le Brabant wallon faute de pouvoir y payer leur loyer. Bref, autant de chiffres et constats qui nous inquiètent."

D’où le slogan de l’action : "On ne peut pas accueillir toute la richesse du monde en Brabant wallon, une phrase qui peut être interprétée de différentes manières et qui met en avant les éjections sociales", conclut Vincent Wattiez.