Brabant Wallon

Depuis deux semaines, les étudiants ont regagné les bancs des auditoires de l’UCL. Une reprise des activités au sein de l’université qui s’accompagne, aussi, de quelques désagréments. Notamment liés à la consommation abusive de boissons alcoolisées.

En semaine, il ne se passe en effet pas une nuit sans que des ambulances des pompiers ou de la Croix-Rouge soient amenées à intervenir pour transporter des étudiants vers l’hôpital, suite à des chutes, des bagarres ou des comas éthyliques…

En cette période de baptêmes estudiantins, les services se secours sont donc sur leurs gardes. Et l’UCL est également particulièrement vigilante. "La gestion de la consommation excessive d’alcool au sein de la population étudiante et les impacts qui y sont inhérents sont des questions auxquelles les universités sont constamment confrontées", explique-t-on au sein de l’université catholique de Louvain. "L’UCL estime qu’il est de son ressort d’y faire face et d’y donner une réponse la plus adéquate possible."

Depuis une vingtaine d’années, l’UCL a mis en place des actions pour sensibiliser les étudiants aux dangers d’une consommation abusive d’alcool et mène des actions de prévention et de sensibilisation.

Suite à une enquête auprès de 7.000 étudiants afin de connaître leurs habitudes en la matière, l’UCL a mis en place, en 2012, un plan stratégique afin de lutter efficacement contre les problèmes liés à la consommation d’alcool chez ses étudiants.

"L’enquête mettait en avant que l’alcool, pour les étudiants, est synonyme de socialisation : ils associent davantage la consommation d’alcool à des effets positifs plutôt que négatifs", confie l’UCL. "Boire pour être dans la norme… les étudiants ont une idée exagérée de la consommation d’alcool de leurs congénères. Avec pour conséquence une tendance à boire plus. Enfin, les présoirées sont en recrudescences : elles attirent surtout les jeunes étudiants (18-21 ans), avec pour objectif d’atteindre les conditions mentales requises pour participer aux soirées… C’est le phénomène le plus complexe à gérer pour l’université : ces présoirées se font dans des lieux privés où l’UCL ne peut intervenir."

D’où la mise en place d’actions. Parmi celles-ci, on retrouve notamment l’augmentation du prix de la bière, une offre de softs variée ou encore un accès contrôlé à l’animation étudiante…