Brabant Wallon La Jeune Province va prochainement devoir faire face au défi démographique

Né officiellement le 1er janvier 1995 des suites de la scission de l’ancienne province de Brabant, le Brabant wallon a rapidement prospéré et les nouveaux habitants ont emménagé dans ce qui a été surnommé la Jeune Province.

Un phénomène qui n’a finalement jamais ralenti puisqu’à l’heure actuelle, la population du Brabant wallon augmente plus rapidement que celle des autres provinces. "C’est d’ailleurs l’un des grands défis auxquels il faudra répondre à l’avenir : le défi du nombre", explique André Antoine, président du parlement wallon et auteur de l’Almanach 2018.

Car si l’on va prochainement franchir la barre symbolique des 400.000 habitants, d’ici 2035, les prévisions envisagent une impressionnante augmentation de la population brabançonne wallonne pour atteindre les 443.278 habitants ! "Pour le moment, les nouveaux habitants ont tendance à se diriger vers les zones moins denses même si Nivelles, Tubize et Mont-Saint-Guibert font figure d’exception."

Sans surprise, d’ici 2035, c’est à Braine-l’Alleud qu’il devrait y avoir le plus d’habitants (43.433). Viennent ensuite Wavre (36.898), Waterloo (33.144) et Nivelles (32.286). Mais pour certaines communes plus petites, cette évolution de la population pourrait avoir des conséquences négatives sur la vie de tous les jours. "D’ici 2035, on estime que la population d’Incourt par exemple pourrait augmenter de 25 %, complète André Antoine. Fort logiquement, cela pourrait avoir des conséquences sur l’emprise au sol et sur la mobilité."

Mais Incourt n’est pas la seule commune qui devrait connaître une grosse augmentation de sa population. Des entités comme Jodoigne (+19 %), Hélécine (+18 %) ou encore Mont-Saint-Guibert et Tubize (+17 %) vont aussi devoir répondre à ce défi du nombre et des conséquences qui en découlent. Plus que jamais, le Brabant wallon a la cote mais attention au revers de la médaille !