Brabant Wallon La hausse des prix des carburants touche inévitablement la province

Il y a deux ans, la crise du cours du baril de pétrole avait eu un effet bénéfique sur les prix pratiqués dans les stations-service du pays. Par endroits, le litre de diesel était largement passé en deçà d’un euro, atteignant un niveau qui n’avait plus été atteint depuis plus d’une décennie.

À l’époque, les automobilistes s’en frottaient les mains : à raison d’un plein de 40 litres par semaine, l’économie était proche des 850 euros par an.

Aujourd’hui, les prix sont malheureusement repartis à la hausse. Et dans certaines stations-service du pays, le prix du diesel dépassait celui de l’essence. Ça n’a pas été le cas en Brabant wallon mais, ici aussi, la hausse des tarifs du diesel a des répercussions non négligeables.

Station-service la moins chère de la province en mars 2016 avec un prix de 0,941 euro par litre de diesel, la Dats installée au Colruyt de la chaussée de Bruxelles, à Wavre, affiche désormais un tarif au litre de 1,298 €.

En effectuant un rapide calcul, on se retrouve désormais avec une dépense annuelle, à raison d’un plein de 40 litres par semaine dans cette même station-service, se chiffrant à 2.700 euros là où, deux ans plus tôt, la dépense n’était que de 1.957 euros. Soit une hausse des dépenses de 37,8 % et une différence de 742 euros dans le portefeuille à la fin de l’année. Une hausse de prix qui peut être encore plus importante dans d’autres stations-service du Brabant wallon.

Habitante de Wavre, Sandrine utilise précisément la Dats de Wavre. Une station-service qui affiche des prix à la couleur verte mais dont certains clients voient rouge. "J’ai fait un petit plein et j’en ai déjà pour 38 €, pestait Sandrine. Je fais de petits trajets, de Wavre jusqu’à mon école où je suis institutrice à Grez-Doiceau. On peut dire que je suis chanceuse, car je plains ceux qui doivent se rendre à Bruxelles chaque jour. Ça doit leur vider leur portefeuille !"

Aussi client de la Dats, Jean-Pierre, retraité, fait le plein avec sa Citroën. Mais c’est de l’essence qu’il met dans son réservoir. "J’ai toujours acheté une voiture essence, confie-t-il. Au début, j’étais un peu frustré de devoir payer beaucoup plus que ceux qui roulent au diesel. Mais maintenant, ce sont eux qui font la grimace quand ils viennent faire le plein."

Les prix élevés des différents carburants les inciteraient-ils à passer à la voiture hybride, voire complètement électrique ? "Oui, à condition qu’il y ait assez de bornes pour recharger notre voiture, répond Sandrine. Est-ce que vous croyez que je vais la connaître avant ma mort, cette voiture électrique ? Je ne crois pas", rétorque Jean-Pierre.