Brabant Wallon L’objectif est de diminuer considérablement le nombre de déchets

Les amoureux des belles balades dans la nature ne diront sans doute pas le contraire : hormis les mégots que l’on retrouve à foison, les cannettes de bière et autres sodas sont probablement les déchets sauvages que l’on retrouve le plus dans nos campagnes et forêts.

Dimanche, à l’occasion du premier plogging de Wavre, ce sont ainsi 5 sacs PMC qui ont été ramassés en une heure par la vingtaine de ploggeurs. Dont une grande partie était constituée de cannettes en aluminium. "Les gens ne font même plus les 3 mètres qui les séparent des poubelles et préfèrent balancer leurs cannettes dans des haies", pestait David Samin, à l’origine du premier plogging du Brabant wallon.

L’une des idées qui permettrait d’apporter une solution à la problématique va être testée dans 24 communes wallonnes. Dont quatre du Brabant wallon : La Hulpe, Ottignies-LLN, Perwez et Tubize.

Dès la rentrée, ces communes organiseront une sorte de consignes des cannettes à destination de leurs citoyens. Avec deux scénarios de reprise qui seront testés alternativement et de manière progressive au sein de chaque commune pendant deux ans : un système de reprise automatisé à l’aide d’une machine spécifique et un système de reprise manuel via le personnel communal. "Le but de cette opération est de dissuader l’abandon de déchets dans la nature et de réduire leur nombre en encourageant le ramassage des cannettes abandonnées", précise le ministre wallon de l’Environnement, Carlo Di Antonio.

Évidemment, sans effort financier, l’expérience risquait de tourner en eau-de-boudin. Il a donc été décidé de rétribuer, sous forme de bons d’achat chez l’un des commerces participants, les citoyens à raison de 5 centimes d’euro par cannette ramenée.

Seules les cannettes ramassées sur l’espace public pourront être ramenées. Mais il sera sans doute compliqué pour les commerces participants de faire la distinction entre des cannettes retrouvées dans la nature ou consommées à domicile. Les commerces participants risquent donc de devoir stocker des centaines de cannettes vides rapportées par des citoyens chez eux. "Au terme de la première année, le bilan comparé des deux scénarios permettra de procéder à des ajustements éventuels pour la suite du projet, précise le ministre. Une évaluation avant, pendant, après de l’impact sur le sac bleu et sur la propreté publique accompagnera également l’opération."