Brabant Wallon Pour bénéficier de ses droits de congés de maternité, la Ramilloise s’est démenée

Eléonore Fontaine attend un heureux événement pour très bientôt. Travaillant comme salariée à mi-temps tout en étant indépendante à titre principal, quel n’a pas été son étonnement lorsqu’elle a appris que ses indemnités de maternité ne seraient que partielles, basées sur son travail de salariée sans tenir compte du fait qu’elle contribue également en termes de cotisations comme indépendante.

La Ramilloise n’a pas voulu laisser passer l’affaire, et le sujet a été évoqué dans la presse. Après cet article, Eléonore a reçu des réactions de plusieurs mamans dans la même situation. " Une dame m’a même dit avoir pleuré tous les jours de son congé de maternité tellement elle se retrouvait démunie avec un sentiment d’injustice. J’ai eu d’autres futures mamans me demandant de les tenir informées des démarches, car elles sont aussi dans cette situation. Je ne suis donc pas la seule en Belgique à être salariée à mi-temps en travaillant comme indépendante à titre principal. J’ai eu aussi une juriste, qui m’a expliqué que sa nièce avait été dans la même situation. Et elle m’a expliqué que j’avais droit à une indemnité complète en tant qu’indépendante complémentaire si et seulement si je cotisais comme indépendante à titre principal. Ce qui est mon cas. Cette adorable dame m’a carrément rédigé un courrier pour l’envoyer au directeur général de Partenamut si mon dossier restait bloqué."

Eléonore avait déjà contacté l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes, qui a pris son mail très au sérieux et lui a déjà envoyé un texte de recommandations à envoyer à l’Inami, l’Inasti et les ministères compétents pour faire avancer les choses, notamment pour diminuer les démarches à faire dans des cas un peu "hors du commun" et informer de manière plus simple sur les droits de ces travailleuses.

"Car oui, une indépendante complémentaire qui cotise comme une indépendante à titre principal a des droits sociaux comme une indépendante complète. J’ai également appelé le service Indemnités de l’Inami, où j’ai eu un juriste. Il m’a clairement expliqué que je rentrais dans un ‘régime mixte’, et que j’avais droit à une indemnité complète calculée selon la ‘règle de la différence’. Je n’entrerai pas dans le détail des calculs car cela devient compliqué, mais ça me ferait une indemnité complète. Ce qui est plus juste ! Il m’a également expliqué que les call centers de mutuelles étaient souvent mal informés, et que si on ne cherchait pas plus loin, ça restait comme ça…"

On lui a donc expliqué les démarches à faire pour débloquer son dossier qui, elle l’espère, devraient faire en sorte que cette injustice ne soit plus qu’un mauvais souvenir !