Brabant Wallon Plaine de Vie et Natagora font appel, tout comme la commune l’avait déjà fait

Alors que la commune de Ramillies a déjà annoncé par le biais d’une décision prise au conseil communal, son intention de déposer un recours pour demander l’annulation de l’octroi de permis à la suite de la demande d’Eneco d’implanter neuf éoliennes sur la plane de Boneffe, c’est à présent au tour de Natagora et Plaine de Vie de faire pareil.

Du moins, si le recours n’a pas encore été officiellement introduit, il ne s’agit plus que de simples formalités si on en croit les deux associations.

Pour Natagora, un administrateur confirme que les éléments reçus par leur avocat ne font aucun doute. Il y a bien assez d’arguments qui justifient la poursuite de cette procédure dans un dossier où l’acharnement du demandeur n’arrivera pas à faire changer d’avis les opposants.

Du moins, tant que des éléments pertinents ne seront pas avancés. Du côté de Natagora, on indique en effet que l’association sait se remettre en question quand il le faut. Mais dans le cas de la plaine de Boneffe, rien, aux yeux de Natagora, ne justifierait de lâcher prise. L’avocat a confirmé une série de points qui démontrent que le recours se justifiera une nouvelle fois.

Ce sera le cinquième, les quatre premiers ont d’ailleurs été tous entendus par le Conseil d’État qui avait donné à chaque fois raison aux associations.

Pour Plaine de Vie, là aussi, on a donné son aval à l’avocat pour introduire le recours, jugeant les éléments pertinents. "Après analyse du nouveau permis, celui-ci a mis en évidence certaines lacunes dans la justification de la décision et estime qu’il y a matière à demander son avis au Conseil d’État."

Le combat va donc continuer, et ce ne sont pas les 10 années déjà passées dans cette bataille qui ressemble à David contre Goliath qui changera quelque chose. Si une multinationale a opté pour l’usure, elle est en tout cas tombée sur un fameux os du côté de Ramillies.