Brabant Wallon Dimitri Legasse, le bourgmestre en titre de Rebecq, reste confiant dans le projet

SportissimO, c’est le doux nom donné au projet porté par les quatre communes de l’Ouest du Brabant wallon (Braine-le-Château, Ittre, Rebecq et Tubize) qui visait la construction d’une piscine commune du côté de Rebecq.

Mais depuis le mois de février 2012, les travaux sont complètement à l’arrêt. En cause : un glissement de terrain qui n’était pas vraiment prévu au programme. Un coup dur pour ce grand projet qui a pris une tournure judiciaire. En effet, l’intercommunale, l’architecte et l’entrepreneur s’opposent sur les responsabilités de chacun et ce, depuis l’arrêt des travaux.

Mais alors que beaucoup avaient enterré le projet, un énième chamboulement n’est pas impossible. En effet, lors de la joyeuse entrée du gouverneur Gilles Mahieu à Rebecq ce jeudi, Dimitri Legasse, le bourgmestre en titre de la commune, est revenu sur ce projet avec quelques précisions importantes : "SportissimO pourrait encore se réaliser", lance-t-il à l’assemblée.

Une annonce étonnante à la vue des derniers éléments qui avaient été fournis et qui laissaient plutôt présager d’un grand plouf dans le vide pour cette piscine commune dans l’Ouest de la Jeune Province. "Pour le moment, l’expert charge l’auteur de projet ainsi que l’entrepreneur. Par contre, pour ce qui est de l’ASBL pluricommunale, il n’y a rien !"

Très concrètement, si le juge qui s’occupe de cette affaire suit les premières indications remises par les experts, l’ASBL pourrait récupérer un joli pactole de 12 millions d’euros. De quoi encore rêver de la concrétisation du projet SportissimO. "Ce n’est pas encore fini et il faut savoir que cet argent permettrait seulement de construire la piscine. On en est encore loin mais le projet n’est pas encore enterré", ajoute Dimitri Legasse.

En cas de réalisation de la piscine, la réaffectation du Vélodrome de Rebecq sera également envisagée, lui qui est surtout prisé… pour les mariages et les communions. "À l’époque du Concerto grande envergure, on avait sur le site en une journée l’équivalent de dix ans", conclut le député PS.