Brabant Wallon

Sophie Keymolen, président du CPAS de Rebecq, déplore la rupture entre son parti et celui de Dimitri Legasse, pourtant ensemble au Collège !


Depuis plusieurs semaines, entre le parti de Dimitri Legasse (AC) et celui de Sophie Keymolen (MR), c'est la guerre. Le point de non-retour a été atteint et la cohabitation au sein même de la majorité à Rebecq est devenue impossible. "On ne peut pas nous en vouloir de souhaiter garder notre indépendance", clame la tête de liste d'Objectif Citoyens.

La situation ne doit pas être la plus facile à vivre pour le moment ?

"Le plus dur, c'est la gestion quotidienne des dossiers. Des décisions doivent être prises en fonction du nombre de personnes présentes autour de la table et certains dossiers sont paralysés."

À ce point-là ?

"Je pense par exemple au dépôt communal où on a loupé une opportunité pour l'acquisition d'un terrain ou encore de la convention pour l'ancienne maison communale afin qu'elle soit transformée."

La situation est plutôt handicapante pour une fin de législature...

"On ne sait plus rien faire et plus rien n'avance. C'est du goutte à goutte et c'est dommage de ne pas être appliqué jusqu'au bout. Au début, c'était un peu difficile à avaler mais on est passé au-dessus. On voulait avancer mais il y a des blocages. On en arrive à se demander ce qui va se passer chaque semaine, où ça va encore coincer."

Et au final, ce sont les Rebecquois qui en payent les pots cassés !

"Heureusement, les Rebecquois ne le voient pas et ne le ressentent pas non plus. Le problème, c'est qu'on se retrouve avec des dossiers qui sont reportés d'un an alors qu'ils auraient pu avancer depuis longtemps. Avant que le nouveau Collège ne se mette en place, on sera déjà au mois de décembre. On perd donc un an et c'est très dommageable car nous avons toujours essayé d'avancer."

Cette situation, elle aurait pu être évitée d'une manière ou d'une autre ?

"Dimitri Legasse voulait qu'on soit sur sa liste mais de notre côté, il y a eu un non franc et massif. On ne peut pas nous en vouloir de ne pas souhaiter être sur la même liste et de vouloir garder notre indépendance. Nous avions déjà pris l'option d'aller vers une liste d'ouverture, ça nous a été reproché mais les reproches sont aussi très faciles à formuler. Il ne faut pas être dupe non plus."

Ce n'est bon pour l'image de personne au final ?

"Nous voulons rester positifs et ne pas aller dans cette bataille d'ego. Le monde politique est déjà assez égratigné. Je ne veux pas démotiver toutes ces personnes qui nous ont rejoints et qui ont de bonnes idées pour améliorer notre commune. Il faut remettre le citoyen au centre de nos préoccupations et rétablir le dialogue."