Brabant Wallon La venue des Enfants de Chœur à Rebecq par exemple coûte beaucoup d’argent…

Ce mardi, les Enfants de Chœur orchestrés par Jean-Jacques Brunin et dont l’équipe est composée de Kody, James Deano, Christophe Bourdon et Dominique Watrin sans oublier les apparitions de Jean-Michel de Beyne-Heusay et de Bruno Coppens, faisaient étape au centre culturel de Rebecq.

Pour la petite commune et son centre culturel, accueillir une telle émission, c’est bien évidemment une belle promotion et un joli coup de pub. Oui mais voilà, il y a un revers à la médaille. Si certains pensaient que recevoir des artistes à Rebecq ne coûtait rien, ils se sont trompés. "Tout d’abord, je tiens à préciser que je ne reproche rien aux Enfants de Chœur ni aux autres artistes d’ailleurs, souligne Steve Cerisier, le directeur du centre culturel de Rebecq. Mais dans le public, je me suis rendu compte que beaucoup de gens s’imaginaient que c’était gratuit pour nous. Qu’ils venaient enregistrer leur émission et que nous mettions nos infrastructures à disposition. Mais ce n’est pas du tout le cas."

Pour parler en chiffres, entre le cachet des artistes, le paiement de la TVA, de la Sabam ou encore les repas des artistes et d’autres frais, la soirée a coûté près de 3.000€ au centre culturel. "Au final, on perd 750 euros sur la soirée alors que la salle était comble, continue Steve Cerisier. Le prix des places est fixé à 10 euros mais contrairement à d’autres centres culturels qui peuvent accueillir 400 ou 600 personnes et donc rentabiliser les coûts, nous ne pouvons accueillir que 200 spectateurs."

Une réalité compliquée donc pour les plus "petits" centres culturels de la région que beaucoup ignorent. "Le fait de pouvoir accueillir des artistes de la sorte, c’est très positif pour nous d’autant plus qu’ils nous ont remerciés pour notre accueil et pour le déroulement de la soirée. Grâce à cela, on va parler du centre culturel de Rebecq qui sera mis en évidence. C’est le côté positif. Nous serons valorisés mais je pense que c’est important que le public se rende compte de la réalité qu’est la nôtre et qu’on ne s’en met pas plein les poches quand des artistes viennent chez nous", conclut le directeur du centre culturel de Rebecq.