Brabant Wallon Les initiateurs du projet étrillent la commune. À raison ?

Hier, la cloche n’a pas sonné, dans les anciens locaux de GSK, rue du Tilleul à Genval, là où une école secondaire devrait bientôt voir le jour. Il était encore un peu trop tôt. Même si c’était le souhait des initiateurs de l’École plurielle à pédagogie Freinet.

En effet, depuis 2011, un petit groupe de personnes se bat pour réhabiliter le site en école. Pour y parvenir, les initiateurs ont répondu à l’appel à projets de création de nouvelles places initié par la ministre de l’Enseignement Marie-Martine Schyns, au printemps 2017. Le gouvernement de la FWB avait été favorable au projet. Et le 21 février dernier, la Communauté française a décidé de leur octroyer des subventions.

L’ASBL et son chef de file Xavier Blondiau espéraient voir arriver les élèves cette année. Mais non, "la commune s’oppose à un projet sociétal à portée régionale, qui correspond de plus à une demande criante", raconte-il. "Le gouvernement de la FWB a été favorable à notre projet puisqu’en date du 21 février 2018, il a décidé de nous autoriser à ouvrir l’école, en nous admettant aux subventions. En juillet, le même gouvernement a décidé d’octroyer à l’école une subvention conséquente pour l’infrastructure. Nous avons trouvé un bâtiment, à Genval. Tous les voyants sont au vert, sauf qu’alors que le propriétaire était d’accord de nous vendre l’immeuble, la commune de Rixensart s’oppose à présent à l’implantation de l’école et fait pression sur le propriétaire pour qu’il renonce à la vente. La commune exerce un chantage. Si le propriétaire vend l’immeuble à l’école plurielle, la commune ne lui octroiera pas le permis d’urbanisme pour le reste du site à aménager et pour lequel elle a la compétence. La commune s’oppose à un projet sociétal à portée régionale qui correspond de plus à une demande criante."

Du côté de la commune, on tempère et recontextualise cette longue procédure. "D’abord, j’ai envie de rappeler que la commune de Rixensart n’est pas opposée à ce projet, répond Christophe Hanin (MR), échevin de l’Urbanisme. Les anciennes installations de GSK se trouvent au cœur d’un plan communal d’aménagement dit du Poirier Dieu. Dans cette zone, il pourrait y avoir un nouveau terrain de hockey, une maison de repos et cette école."

Dès lors, vu la complexité de cet aménagement, la commune a décidé d’élaborer un plan communal d’aménagement (PCAR). "Plusieurs réunions doivent encore avoir lieu d’ici fin décembre pour en dessiner les contours avec dix représentants de la commune et dix des citoyens. Mais jamais l’idée d’abandonner le projet d’école ne nous est parvenue, tempère-t-il. C’est juste un peu prématuré."

Si tout se passe bien, une ouverture de l’école à la rentrée 2019 pourrait donc être envisageable.