Brabant Wallon Suspension du prononcé pour un père de famille qui niait s’être montré violent

Que s’est-il passé le 22 mai puis le 31 mai 2015 à Rixensart, au sein d’un couple qui connaissait de grosses difficultés relationnelles ? Rien de très grave, à en croire Rodolphe, qui se retrouvait sur le banc des prévenus du tribunal correctionnel pour s’expliquer sur ces faits.

Il était pourtant poursuivi pour avoir frappé sa fille mineure d’âge, et son épouse. Après avoir beaucoup hésité lors de l’interrogatoire d’audience, il a juste précisé qu’il contestait tout cela, en préférant laisser répondre son avocat. Il a pourtant opté pour un suivi psychologique par la suite. "Parce qu’on me l’a imposé !", a-t-il précisé alors que la présidente lui en faisait la remarque.

Du côté de la partie civile, c’est une tout autre vision du dossier qui a été présentée, alors que le couple est aujourd’hui divorcé et que le père de famille ne peut plus voir ses enfants que de manière encadrée, tous les quinze jours dans un Espace Rencontre. "Ma cliente n’est pas présente, même si l’audience représente énormément pour elle, a affirmé l’avocate de l’épouse. C’est un dossier qui démontre tout l’enfer de la violence conjugale. On a le schéma classique : monsieur qui isole progressivement ma cliente, qui lui demande de ne pas travailler pour s’occuper des enfants. Elle perd tous ses soutiens, elle n’en peut plus et demande le divorce en 2015. Mais elle annule cette demande sous la pression de la famille de monsieur, qui est très présente."

En mai 2015, lorsqu’une dispute éclate, elle est frappée et poussée dans les escaliers. Un enfant veut s’interposer et est violemment poussé contre un mur… Le tribunal vient de rendre son jugement : il estime que les deux préventions sont bien établies, mais il accorde au prévenu la suspension du prononcé durant trois ans. Sur le plan civil, l’homme devra dédommager les deux victimes.