Brabant Wallon Le Genvalois Michael Happe a tout plaqué pour sa passion des montres

Ancien consultant en informatique, Michael a tout plaqué définitivement l’année dernière pour se consacrer à sa passion : les montres. "J’ai lancé ma propre marque, Gavox, il y a sept ans , raconte cet habitant de Genval. Depuis, j’ai créé six collections et 45 modèles pour hommes. Pour le moment, je n’ai pas imaginé une collection féminine mais une des montres masculines à la cote auprès des femmes, certaines portent un modèle masculin."

Par passion, il débute en 2011 en imaginant son premier modèle basé sur l’aviation. "Une collection en souvenir de mon grand-père, pilote américain d’avion type Flying Tiger. C’était un avion fortement utilisé dans les années 70. Et sa particularité était le tigre, d’où son nom. J’ai sorti 250 exemplaires de cette première collection. Tout a été épuisé", poursuit fièrement le Belgo-Américain.

Pour s’offrir ces petits bijoux de haute qualité, il faudra débourser entre 360 et 1.500 euros. "Je vends principalement en ligne. Je n’ai pas de boutique comme les joailliers. En Belgique, mes ventes ne représentent que 10 % du chiffre d’affaires. Je vends une grande partie de mes collections aux États-Unis, au Canada ou en Australie. Des pays où les particuliers achètent beaucoup sur Internet en suivant les conseils des blogueurs. Une manière d’acheter peu répandue en Europe."

Mais ce n’est pas tout. Les pilotes des F-16 belges de la base de Florennes ont eux aussi une de ses montres Gavox au poignet. "En fait, quand j’imagine une montre, je l’imagine en fonction des besoins avant tout. Par exemple, les montres que 45 pilotes F-16 portent sont pensées et imaginées pour eux. Les montres sont anti-reflet, avec un cadran très contrasté et résistent aux poussières et à l’eau. Des caractéristiques parfaites pour des pilotes d’aviation."

Par ailleurs, Michael Happe fournit la Chancellerie du Premier ministre. "Quand vous êtes Premier ministre, vous n’avez pas le même budget que celui des Affaires étrangères pour offrir des cadeaux aux chefs d’État. Avec un budget moindre donc, la Chancellerie s’est intéressée à mes montres. C’est ainsi que Charles Michel a offert une de mes montres au président russe Vladimir Poutine comme cadeau", conclut-il.