Brabant Wallon On constate une baisse de la criminalité à Ottignies à court et long terme

La zone de police ottintoise a dressé, hier, le bilan de ses activités pour l’année 2017. Un rapport qui traduit en quelque sorte le résultat de la politique menée par le bourgmestre Jean-Luc Roland en matière de sécurité, durant les 18 années passées à la tête de la ville et de la zone de police.

Et le moins que l’on puisse écrire, c’est que ce bilan est globalement satisfaisant. Depuis l’arrivée du bourgmestre à la tête de la ville en 2000 et l’instauration, en 2002, du premier plan zonal de sécurité à Ottignies, les indicateurs en la matière sont quasiment tous passés au vert.

Ainsi, le nombre d’accidents de la route a significativement chuté : - 40 % en quinze ans. "Même si une victime reste une victime, on peut effectivement se réjouir de cette baisse très importante", confie le chef de corps de la police ottintoise, Maurice Levêque.

En 2017, on a ainsi compté un total de 63 accidents avec lésions corporelles là où ce chiffre était encore de 118 en 2005. "C’est sans aucun doute le résultat de la politique menée par la commune avec la mise en place d’infrastructures nouvelles en matière de sécurité routière."

Depuis l’accession au pouvoir de Jean-Luc Roland, pas moins de 30 radars préventifs et 7 radars fixes ont par exemple été installés. Et un huitième pourrait pousser sur la N238 à hauteur de la sortie Ottignies, où les accidents sont nombreux. "On ne place pas les radars juste pour le plaisir de flasher, confirme le commissaire Levêque. Mais on les installe aux endroits les plus problématiques."

Côté cambriolages, là aussi les chiffres sont à la baisse. Ainsi, on a constaté 194 vols avec effraction l’an dernier sur le sol ottintois, contre 279 deux ans plus tôt. On en revient même aux chiffres de 2009 et 2010. "On a été épargnés en 2017. Mais la forte baisse peut être ponctuelle. Il suffit qu’une bande vienne écumer les habitations d’Ottignies pour que le chiffre remonte."

À noter que parmi ces 194 vols, pas moins de 70 ont eu lieu à Louvain-la-Neuve. "Les kots offrent aux étudiants un faux sentiment de sécurité. Ils se pensent à l’abri, ne verrouillent pas leurs portes. Il est relativement facile pour un voleur de perpétrer un méfait. Une porte non verrouillée et c’est un ordinateur, un GSM ou une tablette qui sont emportés. On travaille d’ailleurs avec l’UCL pour davantage sensibiliser les étudiants pour qu’ils soient acteurs de leur propre sécurité."

Au final, le seul fait qui augmente concerne la fraude informatique avec 278 faits recensés contre 169 en 2010. Mais les auteurs étant souvent installés à l’étranger, il est compliqué pour la zone de police d’agir. "Hormis en faisant de la prévention envers les personnes les plus exposées", précise le chef de corps Maurice Levêque.