Brabant Wallon La Province a mis à l’honneur des citoyens dont l’aura a rejailli sur l’ensemble du Brabant wallon

C’est devenu une petite tradition au fil des ans : chaque année, les autorités provinciales du Brabant wallon mettent à l’honneur des citoyens et associations ayant un lien direct avec le Brabant wallon et qui se sont illustrés dans des domaines aussi divers que la culture, les sciences, le social, les sports ou encore l’économie.

Par le passé, des personnalités comme le hockeyeur John-John Dohmen, les Castors Braine, le tennisman en chaise Joachim Gérard, l’actrice Julie Bernard ou le restaurateur Martin Volkaerts ont eu le plaisir de recevoir ce qui est comparable à la Légion d’honneur française, à l’échelle brabançonne wallonne.

Cette année, sept nouvelles orchidées ont été remises dans les domaines du sport, de la littérature, de la musique, de l’économie, de l’enseignement et de l’environnement ont été mis à l’honneur (lire encadrés ci-contre).

La septième orchidée a été remise à José Pomes, président des Débrouillards. Cette association basée à Ottignies-LLN sillonne depuis 20 ans les villages et écoles du Brabant wallon afin de réparer gratuitement les vélos des jeunes cyclistes et éveiller ces derniers au respect des normes de sécurité établies pour la circulation sur la voie publique. Ils mettent également bénévolement leurs services et outils au profit des autres pour de petites réparations en tout genre.

Pour mettre en avant leur association, ses responsables participent depuis quelques années aux 24 heures vélo de Louvain-la-Neuve et avaient même remporté, en 2010, le prix du plus beau vélo. Il s’agissait d’ailleurs de la première fois qu’un vélo non estudiantin remportait le concours.

Ann-Laure Furnelle, la fée des rivières

Habitante de Grez-Doiceau, Ann-Laure Furnelle s’est muée en fée de l’environnement après avoir été sensibilisée par un reportage sur les ravages provoqués par la pollution. Depuis, elle sillonne les rivières du Brabant wallon pour y déloger les pneus, ferrailles, bâches agricoles et autres déchets en tous genres qui jonchent les cours d’eau.

Durant les mois d’août et de septembre, elle a ainsi réalisé un vaste chantier sur l’Argentine à Rixensart. L’objectif était de nettoyer une portion de 170 mètres devenue une véritable décharge après qu’un restaurateur peu scrupuleux y a jeté ses ordures. Si le restaurant a fermé depuis, les ravages de sa présence sont encore visibles. Entre août et septembre, Ann-Laure Furnelle a ainsi extirpé plus de 2.000 bouteilles en verre de la rivière. "Et il en reste entre 500 et 1.000", nous expliquait la Grézienne la semaine dernière.

L'IAD ou l'école des metteurs en scène

Fondé à Bruxelles en 1959, l’institut des Arts de Diffusion (IAD) a déménagé vers Louvain-la-Neuve en 1980. Cette haute école forme ses étudiants aux métiers de la réalisation, de l’image, du son, du montage et du script, du multimédia et de l’infographie, de l’interprétation dramatique et de la mise en scène. En près de 60 ans, près de 2.000 étudiants y ont été formés et occupent aujourd’hui une place dans le monde audiovisuel ou théâtral belge.

Parmi les professionnels sortis de l’institut, on retrouve notamment Jean-Jacques Rausin, lauréat du Magritte du meilleur acteur en 2017, le dramaturge et metteur en scène Éric De Staercke ou encore Joachim Lafosse, lauréat de cinq Magritte pour ses films Élève libre (meilleur scénario), À perdre la raison (meilleure adaptation) et L’Économie du couple (meilleurs scénario, film et réalisateur).

Pierre Rion, d'informaticien à vigneron confirmé

Pierre Rion est ce que l’on peut appeler un véritable touche-à-tout. L’homme a en effet plusieurs casquettes. La première n’est autre que celle d’être le cofondateur de la société Iris, basée à LLN. La société, lancée en 1987, était à la base une spin-off de l’UCL spécialisée dans le domaine informatique. Elle a été rachetée en 2013 par le groupe japonais Canon. "Notre mission est d’aider les particuliers, les entreprises, les administrations publiques et les institutions internationales à mieux gérer leurs informations et à transformer leur atout principal en données numériques, faciles à archiver, à partager et à convertir en contenus utiles et utiles", peut-on lire sur le site d’Iris.

Pierre Rion est également président de l’Association des vignerons de Wallonie et l’un des pionniers de la viticulture en Wallonie. En 1993, il a notamment cofondé le Domaine de Mellemont, à Perwez.

Henry PFR : d'étudiant lambda à dj reconnu

Inconnu il y a encore quelques mois, Henri Peiffer, alias Henri PFR, est aujourd’hui devenu un incontournable de la scène musicale belge, grâce au site YouTube sur lequel il a posté ses premiers clips. Le DJ bruxellois, qui a arrêté ses études à Solvay et réalise ses musiques sur son ordinateur installé au fond de la cave de sa colocation à La Hulpe, s’est depuis produit sur les plus grandes scènes, bien mis en avant par les titres Home et Until the End, qui ont contribué à le faire connaître.

Des États-Unis à l’Asie, en passant notamment par l’Ancienne Belgique, plus aucune scène ne lui résiste. Et le prestigieux festival Tomorrowland a cédé à cette douce folie cette année en lui accordant de se produire sur la mainstage. "C’est la plus grande scène électro du monde pour un DJ, explique-t-il. C’était un honneur pour moi."

Odile Vanhellemont : une écrivaine à haut potentiel


Étudiante au sein de l’institut des hautes études des communications sociales à Bruxelles (Ihecs), Odile Vanhellemont, âgée de 21 ans, s’est déjà fait un petit nom dans le monde de la littérature.

Passionnée de photo, la Limaloise a été récompensée en 2016 du prix du Jeune Public Brabant wallon pour son roman intitulé "J’aurais aimé te voir une dernière fois".

Ce prix annuel, décerné par la Province et la Fondation Laure Nobels, est destiné à encourager et valoriser la création littéraire en soutenant les projets de jeunes auteurs.

Il faut dire que la jeune femme a écrit la majeure partie de son œuvre alors qu’elle n’avait que 18 ans. Elle raconte l’histoire d’une jeune femme de 20 ans, confrontée une des plus terribles épreuves qu’on puisse connaître dans une existence. Et qui la fait voyager à travers tous les États-Unis.

Ryad Merhy ou la douceur d'une orchidée

Originaire de Bruxelles, Ryad Merhy s’est longtemps entraîné dans une salle de sport située du côté de Wavre. Le boxeur y a multiplié les séances d’entraînement.

Son sport de prédilection : la boxe, dans laquelle il fait mieux que se défendre. Âgé de bientôt 25 ans, le boxeur, natif de Côte d’Ivoire, est toujours invaincu dans la catégorie des lourds-légers. Il a d’ailleurs conservé, en mai dernier, son titre WBA intercontinental face à Mitch Williams, battu aux points.

Ryad Merhy y a enchaîné sa 23e victoire sur le circuit professionnel. Dont 19 par KO. Il est entré par la même occasion dans le cercle très fermé du Top 5 mondial. En continuant de la sorte, le boxeur bruxellois, violent dans ses coups mais plus docile hors du ring, pourrait être amené à enfin combattre pour le titre mondial d’ici un à deux ans.