Brabant Wallon Ils ont convoqué les élus communaux pour faire part de leurs craintes. Des solutions sont sur les rails.

Depuis plusieurs semaines, d’importants travaux empoisonnent la vie des automobilistes fréquentant le centre d’Ottignies. À tel point que les autorités communales elles-mêmes ont invité les automobilistes à éviter le secteur en heures de pointe, surtout pour le trafic de transit.

Mais ces travaux ont également des répercussions sur le commerce, les clients se faisant plus rares pour éviter d’être coincés dans les embouteillages. Résultat : le chiffre d’affaires de certains commerces a sérieusement tendance à fléchir. "Certains d’entre nous ici présents ont perdu 20, 30 voire 40 % de leur chiffre d’affaires ! Tout cela à cause de travaux qui n’avancent pas !", a lancé un commerçant, lors d’une réunion organisée mercredi soir au centre commercial du Douaire et à laquelle les autorités communales avaient été conviées.

Durant deux heures, une vingtaine de commerçants ottintois ont rappelé leur mécontentement aux échevins de la Mobilité, David da Câmara Gomes (Ecolo), et du Commerce, Cédric du Monceau (CDH). "C’est la première fois que les commerçants d’Ottignies se réunissent face à un problème de ce genre. C’est dire l’importance et l’inquiétude que nous avons sur la non-avancée des travaux, souligne le représentant des commerçants, Michel Ramboux. Nous ne contestons pas le fait qu’il y ait un chantier en cours. Mais nous voulons surtout des solutions pour accélérer le calendrier des travaux."

Le cahier des charges du chantier de la rue des Deux-Ponts mentionne un délai de 120 jours ouvrables. "C’est excessif pour un chantier de cette taille !", argue Dominique Bidoul, conseiller communal de l’opposition, également présent à la réunion d’information. "De plus, il n’y a que deux ouvriers sur le chantier. C’est un déficit énorme en termes de personnel !"

Après un tour de table, l’échevin de la Mobilité a présenté plusieurs solutions. Première piste : la délivrance de P.-V. de carence. Si le collège communal constate que le dépassement du délai d’exécution est effectif ou simplement prévisible, il peut infliger à l’entrepreneur des amendes allant de 0,5 à 5 % du montant total des travaux, à savoir 383.000 €.

Deuxième idée : ouvrir la rue les week-ends. "On peut ouvrir la rue avec une signalétique installée par nos ouvriers communaux. Mais c’est à négocier avec l’entrepreneur. Car c’est lui qui est responsable du chantier en cas d’incident. Et j’ajoute qu’il peut aussi se retourner contre nous, en arguant qu’on lui a demandé de faire autre chose que ce qui était demandé dans le cahier des charges", conclut l’échevin de la Mobilité.