Brabant Wallon S’ils ont tendance à se multiplier, ce sont les Tubiziens qui en payent les conséquences

C’est malheureusement devenu récurrent du côté des Clos à Tubize : les dépôts clandestins se multiplient. Certains habitants ou entrepreneurs font trop souvent preuve d’un flagrant manque de civisme, ce qui a le don d’énerver les autres Tubiziens qui doivent vivre autour des ordures.

Une problématique bien connue des autorités communales mais qui n’est pourtant pas si simple à régler, surtout dans le cas des Clos. "Le problème, c’est que non seulement les gens sont sales, mais aussi que les Clos n’appartiennent pas à la Ville, note Michel Januth, le bourgmestre. C’est un lotissement privé qui a été construit à la fin des années 70 et, contrairement à ce qui se fait habituellement, les voiries n’ont pas été cédées à la Ville."

Concrètement, les Clos appartiennent à la Région wallonne qui en laisse la gestion locative au Roman Païs. "Nous avions dans l’idée de racheter les Clos mais vu comment les choses tournent, on se pose réellement la question de savoir si c’est opportun."

Et cette situation dont fait état le maïeur, c’est le manque de civisme de certains ! "On ne peut plus continuer comme ça car l’air de rien, cela coûte des milliers d’euros pour traiter ces dépôts clandestins."

Et ces milliers d’euros, même si ce n’est pas la Ville qui les paye, ils se répercutent directement sur… les locataires. "Les locataires payent des charges qui augmentent étant donné que la Région wallonne doit s’occuper de traiter ces dépôts clandestins qui sont répercutés sur le coût-vérité du traitement des déchets. La situation est inquiétante et j’ai même vu une personne jeter un sac-poubelle du deuxième étage, directement par terre", continue Michel Januth.

Et le coût important , il s’explique assez facilement. Il faut compter 35 euros de l’heure pour sortir le camion auxquels il faut ajouter deux personnes sans oublier les frais d’incinération. "Rapidement, les frais pour un seul dépôt clandestin peuvent s’élever à plusieurs centaines d’euros. Nous allons essayer d’une fois encore sensibiliser les locataires car la plupart, pas tous, de ces dépôts viennent d’eux."