Brabant Wallon Une peine de travail pour s’être servi d’une arme prohibée dans une école tubizienne

Le 23 janvier 2017, un majeur fréquentant les cours de quatrième secondaire d’une école de Tubize a sorti un spray au poivre de sa veste, alors qu’il était dans les escaliers de l’établissement scolaire en compagnie d’autres élèves.

Une fille a expliqué qu’il avait d’abord lancé en direction de ses chaussures, et lui a demandé de pouvoir le faire à nouveau mais dans ses mains. Elle a refusé… et elle a reçu un jet en plein visage, ce qui lui a occasionné une incapacité de travail de trois jours.

L’école, au courant de ce qui s’était passé, a renvoyé Yassine N. pour le sanctionner. Mais celui-ci a également dû s’expliquer devant le tribunal correctionnel. Il l’a fait en affirmant que c’était un ami qui lui avait demandé son spray, et que la sécurité avait malencontreusement accroché la doublure de sa veste lorsqu’il l’a sorti de sa poche.

À la police, au début de l’enquête, il avait également évoqué un accident mais dans une autre circonstance : il voulait ranger la bombe dans son sac alors qu’il se trouvait dans les escaliers, le jet est parti et la victime passait justement à ce moment-là… "Ce n’était pas vraiment volontaire", a-t-il encore affirmé sur le banc des prévenus.

Dans le jugement rendu mercredi, le tribunal estime que les dénégations du prévenu ne sont pas crédibles, s’agissant de deux jets distincts dans des directions différentes. La justice retient des explications du jeune homme qu’il n’est pas prêt à se remettre en question.

Mais pour lui infliger une sanction, il tient compte aussi du caractère circonscrit des faits, et de la sanction déjà infligée par l’école. Yassine écope d’une peine de travail de 80 heures, qu’il a intérêt à prester jusqu’au bout : s’il ne le fait pas, six mois de prison ferme lui seront infligés.