Brabant Wallon L’inauguration officielle a eu lieu samedi à Saintes, pour un dossier lancé… en 2004 !

La réputation de l’école communale de Saintes dépasse les frontières de Tubize, et ce n’est pas pour rien qu’elle compte plus de 400 élèves dans ses classes maternelles et primaires. Et pourtant, les conditions sur place n’étaient jusqu’ici pas des plus faciles, avec des bâtiments plus tout à fait adaptés et une répartition sur deux implantations (lire ci-contre).

Mais c’est désormais du passé : ce lundi, les élèves rentreront dans une toute nouvelle école, construite rue de Rebecq pour un montant global avoisinant 5,5 millions d’euros. Une somme importante et, lorsque le collège a désigné un auteur de projet en 2004 pour réaliser les plans de cette nouvelle école, il n’était pas question d’avancer sans obtenir les subsides de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Leur octroi a été confirmé… en septembre 2011, soit sept ans après le lancement officiel du projet. Le collège a ensuite tenté d’avancer rapidement en validant le projet en mars 2012, pour solliciter un permis d’urbanisme. Lequel, fin 2012, a été… refusé par le fonctionnaire délégué. Cette décision a fait l’objet d’un recours, et l’indispensable permis a été octroyé en mai 2013, avant une attribution de marché de travaux en décembre 2013 à une entreprise tournaisienne, pour 5,45 millions d’euros dont 3,35 millions d’euros de subsides.

Le chantier a pu être lancé en mars 2015 et l’échevin tubizien de l’enseignement, Michel Picalausa, l’a qualifié de "difficile et lourd", avec la discussion de près de 90 avenants au marché de base. "Entre un architecte qui, comme un mari jaloux, veillait à son projet sans concession, une entreprise proposant de nouvelles techniques et restant dans l’attente de réponses, et une administration dont les procédures sont de plus en plus pesantes, j’ai souvent dû jouer les arbitres", a soupiré l’échevin.

En tout cas, l’école est prête pour cette rentrée : douze classes de primaires, huit de maternelles, un réfectoire, une salle de gym et une autre de psychomotricité, une classe informatique… "Nous sommes fiers de ce résultat en pensant à tous les obstacles qu’il a fallu vaincre", confirme le bourgmestre Michel Januth.

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