Brabant Wallon Le “Cyberlab” de Thales permettra de se préparer au mieux aux cyberattaques

C’est un nouveau centre totalement unique en Belgique qui vient d’ouvrir ses portes à Tubize, dans la rue des Frères Taymans plus précisément. Leader mondial des hautes technologies pour les marchés de l’aérospatial, du transport, de la défense et de la sécurité, la société Thales vient en effet d’ouvrir son “Cyberlab”.

Mais concrètement, qu’est ce que c’est ce Cyberlab ? “Pour faire simple, on peut comparer le Cyberlab à un simulateur de vol, explique Philippe Jegou, responsable de l’activité et du service chez Thales. L’avion serait votre réseau que nous pouvons reproduire et simuler dans le labo.

Le pilote est quant à lui comparé aux ingénieurs qui font en sorte de faire fonctionner le réseau ou l’entreprise. “On peut également y ajouter des attaquants qui vont tester les processus et mettre les ingénieurs dans une position de stress.

Car le but, c’est bien de sécuriser les réseaux informatiques. Comme l’illustre la cyberattaque mondiale baptisée WannnaCry, qui a impacté le fonctionnement opérationnel de services essentiels comme les hôpitaux ou le transport ferroviaire, les administrations doivent se préparer et s’entraîner pour assurer la sécurité de leurs systèmes d’informations et la protection de leurs données.

Grâce à ce nouveau Cyberlab, Thales peut reproduire les réseaux informatiques d’une organisation pour tester sa résistance aux dernières formes de cyberattaques. “Le Cyberlab de Tubize permet aux administrations et aux entreprises de tester la sécurité de leurs systèmes d’information et d’entraîner leurs équipes en continu, dans des conditions très proches de la réalité, afin d’être toujours prêtes face aux nouvelles attaques”, continue Alain Quevrin, directeur des activités Thales en Belgique.

À noter qu’en 2017, Thales prévoit de recruter environ 400 collaborateurs dans le domaine de la cybersécurité au niveau mondial. “Tous les jours, un million d’attaques sont recensées à travers le monde”, conclut Philippe Jegou.