Un centre de retour à Florival ?

Saul Publié le - Mis à jour le

Brabant Wallon

Une soixantaine de demandeurs d’asile fixés sur leur sort pourrait y prendre place

GREZ-DOICEAU Si, au niveau du cabinet de la secrétaire d’État à l’Asile, Maggie De Block, la porte-parole, Els Cleemput, dément – sans réellement convaincre – l’information, il nous revient toutefois qu’un centre de retour pour demandeurs d’asile pourrait bien voir le jour à Florival.

En effet, la commune de Grez-Doiceau a reçu un courrier du cabinet de la ministre au début du mois de juin, afin de solliciter le service des pompiers d’effectuer une visite de l’ancienne abbaye et déterminer la faisabilité d’accueillir un tel centre. Seul le bourgmestre peut en effet demander un tel rapport aux pompiers, Alain Clabots a donc été avisé et a transmis la requête au service d’incendie de Wavre.

“Actuellement, le site est utilisé comme centre d’instruction pour la protection civile et permet à une petite trentaine de personnes d’y loger occasionnellement” , confie-t-il. “La demande vise à accueillir à terme une soixantaine de demandeurs d’asile. Mais attention, à ce stade, il ne s’agit que d’une demande de faisabilité.”

Du côté d’Els Cleemput, on tempère alors en reconnaissant que la ministre étudie diverses possibilités, admettant que “Florival était l’un des différents sites examinés” , tout en ajoutant que “ce serait finalement impossible d’y réaliser ce centre sur base des examens des pompiers, de la régie des bâtiments et du coût.”

Oui mais voilà, à Grez-Doiceau, le bourgmestre n’a pas encore reçu le rapport des pompiers, et n’a donc pas encore transmis celui-ci au cabinet de la ministre !

Veut-on noyer le poisson ? Les seuls éléments publics diffusés remontent à l’été dernier, lorsque la ministre avait communiqué sur le sujet, expliquant que ce centre de retour se situera à quelques dizaines de kilomètres de Bruxelles (Florival est dans le cas), et donc non loin de l’aéroport.

Il faut savoir que la plupart des demandeurs d’asile déboutés sont rapatriés par avion. L’arrivée de ce projet-pilote provoquera forcément une vague de protestation parmi les riverains.



© La Dernière Heure 2012
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