Brabant Wallon Dans le cadre du GAL, trois CPAS réfléchissent ensemble à la création d’un home.

Ce n’est pas encore fait, mais on a dépassé le stade de la pure réflexion : réunies dans le cadre du Groupe d’action local (GAL) des Quatre-Bras, les communes de Genappe, Villers-la-Ville et Les Bons Villers ont consacré dernièrement une réunion à la création, dans les années qui viennent, d’une maison de repos qui pourrait desservir leurs trois territoires.

C’est que le vieillissement de la population est un enjeu crucial pour l’avenir et que créer un établissement public - ce qui garantit des prix acceptables pour les citoyens - est impayable pour une commune seule, en tout cas de la taille de celles qui sont unies dans ce GAL.

Lors du conseil communal de la semaine dernière à Genappe, le président du CPAS, Vincent Girboux, a confirmé que les trois communes s’étaient entendues pour lancer une étude sur le sujet. Un projet de délibération sera soumis aux trois CPAS et aux trois collèges communaux prochainement.

Il s’agit à la fois de réaliser une étude sociologique (en collaboration avec l’UCL) pour cerner les besoins de la population en matière de service aux aînés, et aussi de commander une analyse financière rigoureuse concernant l’impact du projet sur les trois communes.

En sachant, bonne nouvelle, que Genappe dispose d’une réserve de 80 lits, agrément régional acquis jusqu’à la fin de 2018 (mais qui peut être renouvelé), pour subventionner le projet qui était envisagé initialement sur le site de l’ancienne sucrerie.

Du côté de l’opposition Ecolo et PS, on s’est tout de même demandé, dans ces conditions, pourquoi il fallait en passer de nouveau par une étude. Les besoins sont assez évidents, Genappe avait déjà évoqué la construction d’une maison de repos en 2010 et réfléchir encore ne permet pas d’avancer…

"Si nous mettons une étude en route, c’est parce que nous sommes décidés à concrétiser ce projet, a répondu le bourgmestre de Genappe Gérard Couronné. Mais lorsqu’on parle d’une maison de repos de 80 à 100 lits, il s’agit d’un projet estimé à 12 voire 15 millions d’euros. On ne peut pas se lancer sans une base sérieuse !"