Brabant Wallon Le neveu écope de quatre ans de prison ferme

Le 29 mai dernier, une mère de famille qui sortait de sa villa à Dion-Valmont pour conduire ses enfants de 3 et 6 ans à l’école a été agressée par deux hommes masqués, qui avaient revêtu des salopettes blanches pour ne pas laisser de traces. Ils s’en sont pris à la dame pour la forcer à rentrer dans son habitation et, comme elle résistait, l’un d’eux a utilisé la manière forte. La dame a été victime d’un véritable passage à tabac devant ses jeunes enfants.

Elle a reçu des coups-de-poing et des coups de pied, son nez a été fracturé, une de ses pommettes s’est ouverte sous la violence des coups et elle subi une commotion cérébrale. Le plus petit des enfants a en outre été jeté à terre par l’un des agresseurs.

Ces derniers, finalement, sont partis sans pouvoir emporté quoi que ce soit. Mais ils étaient bien organisés : ils faisaient le guet depuis 6 heures du matin sur place en attendant que le père de famille quitte les lieux. Ils avaient emporté des liens Colson et des équipements de randonneurs pour passer inaperçus dans leur fuite.

Après les faits, ils ont également pris le soin de brûler les salopettes et les masques dans un bois. Mais les policiers, bien aidés par les indications fournies par plusieurs témoins, ont pu les intercepter rapidement.

Et il est apparu que l’un d’eux, âgé de 18 ans, était… le neveu de la victime ! Celui-ci connaissait particulièrement bien les lieux puisque sa tante avait accepté de l’héberger pour un temps en Belgique pour lui éviter des ennuis avec la justice en France.

Le jeune homme est en effet originaire de la région parisienne et c’est avec un complice parisien, et âgé de 19 ans, qu’il avait décidé de revenir en Belgique pour commettre ces faits, que le ministère public a qualifiés de "lâches et odieux" à l’audience.

Des qualificatifs repris par le tribunal dans le jugement qui a été rendu mercredi. Ryan N., le neveu, écope de quatre ans d’emprisonnement ferme et son complice, Loïc A., est condamné à trente-quatre mois de prison. Sur le plan civil, ils devront dédommager les victimes à hauteur de plus de 10.000 euros.