Brabant Wallon Dix-huit mois de prison ferme pour un Bruxellois aux explications peu convaincantes.

En avril 2016, des policiers ont débarqué, en compagnie de la propriétaire des lieux, dans une maison située à la rue du Faisan, à Braine-l’Alleud. Et les soupçons des enquêteurs se sont confirmés une fois sur les lieux : ils ont en effet trouvé dans l’habitation une plantation de cannabis de grande ampleur. Pas moins de 480 pots ont été recensés, avec toute une installation où étaient raccordées une cinquantaine de lampes alimentées depuis le compteur électrique bidouillé.

Il y avait aussi un système d’arrosage, et un dispositif d’aération utilisant des buses qui passaient à travers les plafonds. Certains pots contenaient deux plants, d’autres plants avaient été placés dans des sacs-poubelle. Il a fallu deux jours à la police pour tout démonter.

L’enquête est remontée jusqu’à John K., le locataire des lieux qui habitait en réalité chez sa copine, à Saint-Gilles. Mais celui-ci a affirmé tout ignorer de cette plantation. Sans le dire à la propriétaire, il aurait sous-loué la maison de Braine-l’Alleud à des ouvriers polonais qui travaillent au noir sur des chantiers en Belgique.

D’après John, il les hébergeait moyennant un arrangement : pas de loyer, mais ceux-ci devaient faire de petits travaux dans la maison de la rue du Faisan. Ils en auraient donc profité pour installer cette plantation "professionnelle" de cannabis… "Explications totalement non crédibles", a tranché le tribunal correctionnel du Brabant wallon, vendredi.

Une peine de dix-huit mois de prison ferme est infligée à John K., et une confiscation de près de 50.000 euros est ordonnée. Il devra également payer plus de 9.000 euros à Ores pour l’électricité volée.