Brabant Wallon Le collège communal a renouvelé le permis de l’entreprise tillycienne classée Seveso

Avant l’été, l’entreprise 5N Plus, le nouveau nom de la société que bon nombre de Villersois continuent à appeler Sidech comme dans le passé, avait lancé une procédure pour obtenir un renouvellement de son permis d’exploitation. Ce qui n’était pas vraiment une formalité puisque la société, qui est notamment spécialisée dans la production de bismuth, est une des deux entreprises du Brabant wallon classées "Seveso".

Une étude d’incidence et une enquête publique étaient nécessaires, et une réunion d’information avait également été organisée à la maison communale début juin pour détailler le contenu du dossier élaboré par les responsables.

Il est vrai que la société, qui emploie environ soixante-dix personnes sur son site proche de la gare de Tilly, ne demandait pas une simple prolongation du permis qui venait à échéance en ce mois d’octobre. Elle avait décidé de profiter de la procédure pour lancer deux nouveaux projets.

Le premier consistait à lancer un "procédé de cristallisation thermique du nitrate de plomb", un changement dans les méthodes de production qui doit diminuer les rejets de nitrate de l’usine, mais nécessite un investissement évalué à un million d’euros. Sans avoir trop le choix : le taux de nitrate mesuré dans le Gentissart, le ruisseau qui passe le long du site, est actuellement trop élevé, et 5N Plus a jusqu’à 2021 pour se conformer aux normes en vigueur.

Dans le même esprit, la société voulait également une extension de son permis pour pouvoir installer une station d’épuration biologique. L’autorisation demandée portait aussi sur le placement de panneaux photovoltaïques sur les toits et à l’arrière de l’usine et sur le doublement de la capacité d’un réservoir d’argon (pour arriver à deux mètres cubes).

Tout cela est repris dans le permis que les autorités communales viennent de délivrer. Par contre, 5N Plus se voit refuser le remplacement de sa chaudière vapeur, qui aurait nécessité un dépôt de quatre-vingt-dix mètres cubes de gaz naturel liquéfié (GNL). Il lui est également interdit d’exploiter une prise d’eau souterraine.