Brabant Wallon Le programme des festivités médiévales à l’abbaye fait réagir l’association Wolf Eyes

C’est une première dans un cadre qui, pourtant, semble tomber sous le sens pour accueillir une telle manifestation : du 14 au 16 septembre, l’abbaye de Villers accueillera des journées médiévales et le programme qui sera présenté officiellement la semaine prochaine a de quoi allécher aussi bien les simples curieux que les amateurs pointus.

Mais pour l’instant, il fait surtout réagir l’association Wolf Eyes, basée à Aywailles, dont le président fondateur a écrit tant au bourgmestre de Villers-la-Ville, Emmanuel Burton, qu’aux organisateurs des festivités.

L’ASBL qui milite contre la captivité des animaux sauvages - son site Internet relaie notamment des pétitions contre des zoos et contre un des projets de Pairi Daiza - proteste contre la venue lors des festivités villersoises d’un montreur d’ours français ainsi que contre le spectacle de fauconnerie annoncé. "Nous sommes abasourdis qu’un spectacle d’ours soit autorisé en Belgique et écœurés que les spectacles de rapaces perdurent, écrit l’ASBL au maïeur villersois. En effet, les cirques d’animaux sauvages sont interdits depuis quatre ans en Belgique. Il s’agit d’une problématique identique en termes de bien-être animal."

Et de passer aux menaces : si l’une ou l’autre de ces attractions reste au programme, l’ASBL annonce une "action choc mais pacifique" à l’abbaye.

Le directeur de l’abbaye, Patrick Fautré, se confesse ennuyé face à la situation. L’artiste, qui se produit partout en Europe avec son ours américain, y compris pour des films, dispose de toutes les autorisations en France.

Quant aux démonstrations de fauconnerie, il y en a partout… "Nous sommes sensibles au bien-être animal, indique Patrick Fautré. Des discussions sont en cours et nous communiquerons notre décision la semaine prochaine."

En ce qui concerne le spectacle d’ours, la discussion ira très vite : le bourgmestre Emmanuel Burton, qui doit donner son autorisation aux activités qui se déroulent à l’abbaye, a annoncé hier qu’il l’interdirait, conformément à la législation wallonne. Le maïeur ne compte en revanche prendre aucune mesure d’interdiction pour la fauconnerie.