Brabant Wallon Récit de voyage, vente du bien d’autrui et… résurrection en direct sur la place du village !

Si on fait la fête un peu partout au 15 août, la kermesse de Marbisoux offre aux amateurs de curieux moments de folklore et de bonne humeur. Comme le veut la tradition, lundi soir, sur la place du village, les pèlerins de Saint-Roch ont raconté en public leur voyage jusqu’en Terre Sainte.
Du toc: ils partent en réalité après la messe du matin et ne marchent pas plus loin que les frontières du village durant l’après-midi. 



Par contre, ils glanent les derniers potins en passant de maison en maison, ramassent des objets improbables puis brocardent, dans leur récit de (faux) voyage écrit en wallon et en vers, les travers des uns et des autres. Ensuite commence la vente du bien d’autrui, autre tradition locale étonnante: il s’agit d’attribuer un objet (souvent déglingué) à un membre de l’assemblée, en le reliant à une anecdote plus ou moins privée qui sera racontée en public avec toute la saveur que permet le wallon. 


 
Ainsi, une dame se voit attribuer un bassin et des rustines pour réparer la piscine que son chien a massacrée dans son jardin, un autre reçoit un pneu de vélo pour éviter que comme lors de ses dernières vacances, il subisse une crevaison et place une roue de secours qui n’a pas tenu le coup…
Ensuite, les douze « frères » invitent autant de dames de l’assemblée, pour danser un quadrille qui est interrompu pour divers prétextes: les vieux ou les jeunes ne dansent pas selon les règles, les musiciens ont soif, les femmes - qui finissent par être chassées - dansent mal… Puis dansant enfin entre eux, ils s’arrêtent soudain lorsqu’un des membres de la confrérie chute au sol, foudroyé par la mort. 

S’en suit un curieux balai avec un brancart, puis une résurrection en direct grâce à un broc d’eau… qui arrosera aussi copieusement les spectateurs qui n’ont pas pris leurs précautions.