Brabant Wallon Le projet a été présenté aux riverains. Lesquels déplorent la potentielle destruction du Moulin de Limal.

En milieu de semaine dernière s’est tenue une réunion d’information passée quasi inaperçue puisqu’annoncée sur le site Internet communal que la veille : elle concernait le projet d’extension du parc d’attractions Walibi.

Pour rappel, on sait depuis juin que la direction du parc envisage de réaliser pour près de 100 millions d’euros dans le parc wavrien. Et cela passera notamment par une extension du site sur près de 4,5 hectares.

Lors de la fameuse réunion d’information, les riverains du complexe de loisirs ont notamment appris que le moulin de Limal, construit entre 1862 et 1870 et présent sur un terrain appartenant à Walibi, pourrait être détruit lors des futurs aménagements. Ce qui a le don d’énerver les amoureux du patrimoine wavrien qui disent déplorer que la commune "ne fasse rien pour conserver ses éléments architecturaux à haute valeur patrimoniale."

Parmi les opposants au projet, on retrouve Alain, membre du comité de quartier de Limal. Au lendemain de la réunion d’information, il se disait "en colère" : "Dans ce fameux projet d’extension-rénovation de Walibi, j’ai appris que l’un de nos derniers patrimoines du village (NdlR : le moulin de Limal) sera ‘potentiellement’ détruit, peste-t-il sur les réseaux sociaux. Comment notre équipe de chers élus politiciens wavriens peut accepter une telle décision? Comme pour le projet Martineau et la Maison du Bailli ainsi que la chapelle de Grimohaye, ils laissent dormir le patrimoine dans un placard avant de le faire disparaître ! Oseraient-ils organiser un référendum, plutôt que des concertations inutiles quand tout est déjà décidé ?"

Pour l’heure, aucune décision n’a été prise par les autorités communales. On en est encore à la réunion d’information préalable à l’étude d’incidences. Les citoyens ont d’ailleurs jusqu’au 5 octobre pour faire part de leurs remarques et doléances. Ensuite seulement sera réalisée l’étude d’incidences avant que soit introduite la demande de permis et qu’une enquête publique soit réalisée.

On n’en est donc qu’au tout début de la procédure. Mais le dossier suscite déjà pas mal de remous auprès des riverains du site. "C’est encore un bâtiment de notre patrimoine qui risque de disparaître de notre paysage au profit du divertissement et surtout du profit", explique ainsi une Limaloise.

Présent lors de la réunion d’information, l’élu de l’opposition Christophe Lejeune (Ecolo) dit avoir soulevé la question de ce patrimoine mais avoue ne pas se faire trop d’illusions. "Mon intervention obligera le bureau d’études chargé de l’étude d’incidences de se soucier du patrimoine et des conséquences de sa disparition, confie-t-il. J’ai peu d’espoir mais il faut faire ce que l’on peut."