Brabant Wallon Ils déplorent les nouvelles limites de bruit et la proximité du futur mégacoaster

Quelques jours seulement après que les fonctionnaires technique et délégué de la Région wallonne ont octroyé le permis intégré pour la transformation de Walibi, les riverains montent au créneau. Un recours contre le projet devrait être déposé devant le Conseil d’Etat dans les prochains jours. "Je tiens à préciser que nous ne sommes en rien opposés à Walibi, confie d’emblée Philippe Platteau, président de comité de quartier des Versants de la Dyle. Nous comprenons que le parc ait envie de se moderniser et de se développer. Mais il ne faut pas que ses extensions se fassent au détriment des riverains."

Deux points du permis font craindre le pire aux riverains. D’abord les nouvelles limites de bruit fixées pour les 10 journées exceptionnelles - dont les nocturnes pour Halloween - qui passeraient de 55 DBa à 60 DBa dans le nouveau permis. "Cela n’a l’air de rien avec une augmentation de 5 DBa, confie Philippe Platteau, qui réside dans la rue Arthur Hardy depuis bien avant l’arrivée de Walibi. Mais, dans la réalité, ça correspond à trois fois plus de bruit que pour 55 DBa. Le seuil est beaucoup trop haut. D’autant qu’il risque d’encore être dépassé étant donné que les contrôles sont rares et que Walibi en est systématiquement averti."

Dans sa demande de permis, le parc d’attractions espérait obtenir un seuil de 60 DBa toute l’année, avec 20 journées exceptionnelles au lieu de 10, et des journées d’entreprise - lors desquelles le parc est fermé au public traditionnel - pouvant s’étendre jusque 23 h. "Cela aurait presque fait 30 journées exceptionnelles par an. Ce serait devenu invivable. Pour nous, le seuil actuel de 50 DBa est le seuil limite. On ne doit pas aller plus haut."

L’autre point qui dérange les riverains concerne l’extension du parc d’attractions sur 4,5 hectares. Au plan de secteur, c’est une zone d’équipements communautaires. On devrait y retrouver des crèches, des salles polyvalentes, des écoles et des routes. "Mais pas un parc d’attractions. C’est d’autant plus dérangeant que c’est à cet endroit qu’ils comptent installer leur mégacoaster (NdlR : une montagne russe géante). Soit tout près des habitations. C’est à croire qu’ils n’ont pas retenu la leçon du Sirocco (NdlR : aujourd’hui rebaptisé Psyké Underground) qu’ils ont finalement dû couvrir."

Ce n’est pas tant le mécanisme de la future montagne russe que craignent les riverains. Mais bien les cris des passagers. "Walibi indique que les grandes descentes seront orientées vers la nationale 238. Mais cela ne signifie pas que l’on n’entendra rien. C’est pareil pour le Pulsar. On en entend beaucoup les bruits alors qu’il n’est pas orienté vers nous."

Selon Philippe Platteau , les fonctionnaires technique et délégué de la Région wallonne auraient toutefois imposé à Walibi de mettre des cloisons antibruit sur son attraction si d’aventure elle venait à dépasser les normes de bruit.

Une fois le recours introduit, le Conseil d’État aura une centaine de jours pour se prononcer.