Brabant Wallon Tant que les communes n’ont pas leur permis, impossible de faire ces travaux, estime Bernard Catala

Il y a quelques jours, les autorités communales et les responsables d’Infrabel présentaient leur projet de gare à Waterloo dans le cadre de l’arrivée du RER. Si le projet est certainement indispensable, pour certains, il y a un élément qui inquiète : l’obtention de permis.

Pour Bernard Catala (MVW), tant que tout n’est pas réglé sur la ligne 124, pas question de commencer les travaux. "Comme beaucoup d’autres usagers et habitants de Waterloo, nous nous réjouissons du début des travaux", note le conseiller communal waterlootois. "Cependant, les responsables Infrabel nous ont communiqué que les permis pour les aménagements du RER en territoire flamand, et particulièrement à Linkebeek, n’étaient pas délivrés, ou faisaient l’objet de plusieurs recours."

Pour le conseiller communal, il serait donc "imprudent et irresponsable budgétairement de continuer ou de commencer des travaux d’aménagements s’il n’y a pas la certitude que la ligne 124 du RER pourra bien continuer jusqu’à Bruxelles. Tant qu’il n’y a pas de permis RER sur toute la ligne 124, les travaux d’aménagements de cette ligne à Waterloo doivent être gelés. Les travaux ne devraient commencer que si l’ensemble des permis jusqu’à Bruxelles sont accordés et qu’il n’y a plus de recours possibles !"

Et de proposer des alternatives, moins coûteuses selon lui, en attendant que tout soit en ordre. "Nous proposons un dédoublement de la ligne 124 à partir du Nord de Baulers-Nivelles vers l’assise de l’autoroute E19. La ligne de chemin de fer RER serait tracée le long de la E19 jusqu’à la ligne 26 qui, venant de Hal, enjambe l’autoroute E19 près de Beersel, qu’elle rejoindrait."

L’avantage de cette solution ? "L’assise de l’autoroute est très large et permettrait un prix moins élevé que le tracé actuellement prévu via Rhode et Linkebeek et les travaux seraient effectués plus rapidement. Il y a beaucoup moins de riverains et d’expropriations à effectuer et à payer alors que de nouveaux points d’arrêts pourraient être desservis vers Bruxelles. Enfin, la E19 serait aménagée avec des parkings de délestage et gagnerait donc en fluidité", conclut Bernard Catala. Reste à voir si cette idée sera retenue. Rien n’est moins sûr à l’heure actuelle…

Une gare trop petite ?

En plus de demander le gel des travaux, Bernard Catala propose d’autres solutions au niveau de l’aménagement de la gare et de ses alentours. "La gare nous paraît trop petite pour une ville comme Waterloo, appelée à recevoir des groupes importants, explique-t-il. De plus, les deux parkings d’un total prévu de 700 places autour de la gare devraient avoir des accès directs aux quais. Ce n’est pas le cas pour le parking situé au nord-ouest sur l’ancien parking Fiat."

Sans oublier d’évoquer l’avenir du tunnel piétonnier au bout de la rue de la Station vers le Chenois. "Les aménagements de la nouvelle gare forceront les nombreux habitants piétons et cyclistes à ne plus passer par le tunnel qui prolonge la rue de la Station et la rue Bruyère-Saint-Jean. C’est pourtant une voie historique qui relie le quartier du Chenois au quartier du centre et qui remplace parfaitement pour ces usagers l’ancien passage à niveau. Nous demandons que le tunnel soit élargi au gabarit des voies RER et donc maintenu pour les riverains ! Ce sera tout bénéfice pour la mobilité douce tant attendue à Waterloo."