Brabant Wallon

Un subside d'un million d'euros est espéré par les autorités communales

Depuis plusieurs mois, la revitalisation de la place Capouillet fait beaucoup parler d’elle. Tout d’abord du côté de ses détracteurs qui craignent l’arrivée de nouveaux habitants mais également au sein des autorités communales qui ne savent plus sur quel pied danser.

Lors du dernier conseil communal, le sujet est revenu sur le tapis et Florence Reuter, la bourgmestre, a fait part de son énervement. "La première réunion avec la commission d’aménagement du territoire avait abouti à un accord et quelques mois plus tard, une seconde commission est revenue sur cette décision !"

Une décision qui a surpris les autorités communales de la cité du Lion étant donné que ces derniers avaient répondu aux exigences imposées par la Région afin d’obtenir ce précieux subside qui pourrait flirter avec le million d’euros. "Sur le fond, cela ne change pas grand-chose dans le sens où les analyses sont en cours, continue Florence Reuter. Aucune décision n’a été prise et nous voulons travailler de concert avec les riverains sur la revitalisation de la place Capouillet."

Mais de l’autre côté, on retrouve un investisseur qui commence à la trouver un peu longue. En effet, tant qu’il n’y a pas d’accord, le projet de transformation du bâtiment Spéchim est entre parenthèses. "Tant que nous n’avons pas d’accord ferme de la part de la Région à propos du subside, le permis pour le bâtiment Spéchim ne peut être délivré." En effet, étant donné qu’il s’agit d’une rénovation urbaine, les subsides pour la rénovation de la place sont conditionnés à un projet privé.

En résumé : la commune recevra des subsides si le projet privé se met en route mais ce dernier est en suspend… la commune attendant le feu vert de la Région sur le projet de revitalisation de la place ! "Si les travaux débutaient, le million d’euros pourrait nous passer sous le nez. Il est clair que nous n’allons pas prendre le risque de perdre cet argent juste pour accélérer l’obtention d’un permis. Pour le moment, il faut encore patienter, attendre l’avis de la Région, même si je sais que pour les riverains, ce n’est pas une situation évidente car ils ne savent plus sur quel pied danser", conclut Florence Reuter.