Brabant Wallon Une distillerie complète la brasserie déjà installée dans l’ancien hôpital des Anglais

Rachetée il y a deux ans par Anthony Martin, la ferme de Mont-Saint-Jean poursuit sa reconversion touristique et économique. Après l’espace Horeca, la brasserie, le musée médical et un récent partenariat avec la Province portant sur les activités pédagogiques et culturelles organisées dans les lieux, voici… la distillerie.

Ou plutôt le gin puisque c’est cet alcool, qui fait l’objet d’une véritable mode, qui sera produit par Edward Martin dans la ferme, à partir du mois de septembre. Le Mont-Saint-Jean Waterloo Gin est déjà fabriqué, mais dans une distillerie extérieure. La production dans les nouvelles installations de la ferme permettra de fournir 200 bouteilles de 50 centilitres par jour.

Et le goût ? Les responsables rappellent qu’il y a deux catégories de gin : ceux qui sont particulièrement pimentés, et ceux qui sont parfumés. “En Flandre, les gins sont plutôt pimentés car ce côté épicé et poivré provient directement des baies de genévrier, continuent-ils. À l’inverse, le côté parfumé vient généralement de produits plus exotiques, qui présentent des arômes de clous de girofle ou de cannelle. Le gin premium de la ferme de Mont-Saint-Jean est évidemment tout ce qu’il y a de plus belge, bien qu’il soit aussi très parfumé. Il est le mariage parfait de la tradition de notre pays et des accents plus exotiques apportés par l’influence anglaise.

Concrètement, on y retrouve des notes florales, des arômes de citron et d’épices, avec des touches d’anis, de fenouil, de cumin et de lavande. Dans une deuxième étape, il est prévu de tenter aussi la fabrication d’un whisky. En attendant, la bière “Waterloo Récolte”, lancée pour le bicentenaire et brassée à l’ancienne avec du blé, fait un carton.

Avec 12.000 hectolitres écoulés l’an dernier, il a fallu réduire les exportations pour satisfaire la demande sur le marché belge. “On est bien au-delà de nos prévisions”, confirme Anthony Martin.