Brabant Wallon Si les enfants sont bien lotis à Waterloo, la bourgmestre veut toujours faire mieux

Onze millions d’euros investis en six ans par la Province pour la création de nouvelles places pour la petite enfance; 3,2 millions d’euros pour la préservation des places existantes notamment via des remises en conformité, on peut dire que les autorités provinciales ont mobilisé un important budget pour la petite enfance.

Malgré tout, la situation reste compliquée. "L’évolution des normes est inquiétante", note Tanguy Stuckens, le député provincial en charge de la Petite Enfance. "Ils vont parfois trop loin dans le délire des normes et des crèches sont contraintes de fermer leurs portes, ce qui n’est pas acceptable."

L’autre problème, c’est la différence faite entre le privé et le public. "Il ne faut pas les mettre en concurrence car les normes de qualités sont les mêmes", explique Florence Reuter, la bourgmestre de Waterloo. "De notre côté, nous avons beaucoup investi et on arrive à une parité entre le nombre de places subventionnées et privées."

Mais le coût est conséquent et sans aide, rien n’aurait été possible. "La Province pallie le manque de la Communauté française. Sans la Province, on ne saurait pas le faire, c’est certain. Et si le Brabant wallon a de la chance en termes de places disponibles, c’est aussi parce que le taux d’emploi des femmes est plus élevé qu’ailleurs. Sans aucun doute, l’avenir de l’accueil de la petite enfance, c’est un partenariat entre le privé et le public. Les parents doivent avoir le choix d’aller en privé ou en public."

Et de revenir sur les remises en conformité avec un exemple concret. "Il y a deux ans, la crèche de Bella Vita a été inaugurée et aujourd’hui, comme l’idée est d’avoir un accueil à l’étage, même si elle est toute belle, il faut déjà le remettre aux normes. Je dis oui aux normes de sécurité mais il faut une cohérence. Pourquoi y a-t-il une différence entre les crèches du Brabant wallon et du Hainaut en termes de conformité ? Il faut une harmonisation car tout cela coûte beaucoup d’argent… à tout le monde", conclut la bourgmestre de la cité du Lion.

De manière chiffrée, depuis 2011, 1.805 places ont été créées, 5.167 mises en conformité ont été réalisées (soit plus que le nombre de places) et chaque année, 240 accueillantes reçoivent une prime du Brabant wallon pour un montant variant entre 207.000 et 217.000 euros.