Brabant Wallon La justice estime que le document ne permet pas de croire le prévenu

Habitant à Waterloo, Tristan a été arrêté en mars 2017 au volant d’une voiture volée à Braine-l’Alleud par un de ses amis, en cavale le temps d’une virée festive à Knokke. Cet ami lui a laissé la voiture, sans trop se poser de question puisqu’elle ne lui appartenait pas.

Et Tristan, qui comptait sans doute s’en débarrasser, a été intercepté quelques heures plus tard alors qu’il conduisait le véhicule volé dans un sens interdit.

Par défaut, il a écopé de 12 mois d’emprisonnement et a fait opposition à cette première décision. Il a expliqué qu’il avait bien connaissance de la date de l’audience mais qu’il n’avait pas pu s’y rendre, pour des raisons médicales. Et à l’appui de ses dires, le jeune homme a remis au tribunal un certificat rédigé par un médecin.

Un document plutôt étrange, où le docteur précise qu’il n’a pas personnellement examiné le prévenu. Ce qui est pour le moins inhabituel lorsqu’un professionnel rédige un certificat. Plus bizarre encore, alors que l’audience à laquelle Tristan ne s’est pas rendu avait été fixée au 3 août 2017, le certificat est daté du 7 septembre. Donc c’est un mois plus tard que le médecin, qui n’a pas examiné le patient, certifie que celui-ci n’était pas en état de faire le déplacement à Nivelles début août…

À l’audience, le ministère public et la présidente ont laissé le Waterlootois s’expliquer sur le fond du dossier, mais la question principale était bien la valeur à accorder au document médical produit par le prévenu pour justifier son absence.

Le jugement est tombé hier : le tribunal estime que ce document n’est pas valable et décide dès lors que l’opposition est non avenue. Les 12 mois de prison infligés par défaut sont maintenus. Et la présidente transmet le certificat litigieux au parquet pour vérifications…