Brabant Wallon Ce montant paraît important mais David nous explique comment il y est parvenu. Et ce n’est pas fini !

Lorsque l’on a rencontré le Wavrien David Samin autour d’un café matinal, il n’a pas demandé à la serveuse le petit biscuit, le morceau de sucre et la capsule de lait qui vont habituellement avec. "C’est déjà un premier réflexe, trois petits déchets en moins ! C’est bête mais il faut y penser", raconte David Samin en sirotant un café noir, évidemment.

Depuis un an maintenant, ce type de réflexe rythme son quotidien. "Au départ, c’était une bonne résolution, devenue une addiction, sans être une obsession. Je garde les pieds sur terre, dont j’essaye de prendre soin. C’était, il y a un an, le déclic. Que vais-je laisser à mes enfants ? Dans quel état vais-je leur laisser la planète ? Si on continue comme ça, on fonce droit dans le mur ! On a été éduqué sur un modèle capitaliste ou chacun doit tout posséder, tout acheter pour exister. Je ne veux pas de ça pour mes enfants !", enchaîne-t-il.

Youtubeur, humoriste et pompier, David s’est lancé sur le web en partageant ses idées avec les internautes sous forme de capsules vidéo. "Si je peux partager mes réflexes avec mes enfants, alors je peux le faire aussi avec les internautes", poursuit-il. Au début, David voit les choses en grand en se fixant 10 objectifs. "Si c’était à refaire, je conseillerai d’abord aux gens de remplir un objectif, puis d’enchaîner avec un deuxième, etc. Il faut que ce soit un processus qui s’étale sur la longue durée, trois années par exemple. L’erreur est de changer ses habitudes radicalement, du jour au lendemain. Il n’y a pas de recette, c’est un processus qui s’adapte à chacun, à chaque ménage", enchérit-il.

Et le résultat ? "Plus surprenant que je ne le pensais !" En effet, la famille de quatre personnes a réussi, en une année, à économiser jusqu’à 24.000 euros. "C’est une somme de réflexes en incluant les courses, l’alimentation, les produits d’entretien, les déplacements, les vêtements, les électroménagers, etc. C’est tout bête mais par exemple, depuis que je mange des produits sains et bio, je vais beaucoup moins chez le médecin, ce qui diminue mon budget. C’est l’effet domino. On réalise une économie dans un secteur, qui en engendre une autre, puis encore une autre, etc."

Outre le gain financier, David Samin vit à nouveau des petits plaisirs de la vie, un peu oubliés. "Par exemple, mes enfants me demandent de cuisiner. Pourquoi ? Parce que, si on essaye de vivre sans déchet, il faut essayer de ne plus acheter des friandises emballées comme des Twix, Snickers ou autre. Pour se faire plaisir, on cuisine nos petits plaisirs sucrés en famille en faisant un gâteau. Et de nouveau, c’est tout bête mais si tu réfléchis bien, cela ne prend pas plus de temps, c’est bien meilleur et c’est plus convivial. Il faut toujours avoir un credo en tête : le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas", conclut-il, en terminant son café.