Brabant Wallon Le salon de massage qu’il avait aménagé était en réalité un lieu de prostitution.

Les commentaires laissés sur Internet à propos d’un salon de massage installé à Wavre ont attiré l’attention de la police fédérale, début 2016. Ils soupçonnaient des activités de prostitution et lorsqu’ils sont allés vérifier sur place, ils ont vu une dame entièrement nue, couverte d’huile, qui venait de "masser" un client.

Deux chambres étaient aménagées dans l’habitation privée d’un homme né en 1958, ancien pompier qui avait manifestement choisi une reconversion originale. Il y avait tout ce qu’il faut pour les massages dans ces chambres, mais aussi des préservatifs.

Les publicités étaient postées sur des sites internet plutôt chauds, et on voyait notamment sur les illustrations deux femmes nues en train de se chevaucher. Les enquêteurs ont estimé qu’il s’agissait clairement d’un lieu de prostitution et l’ex-pompier s’est retrouvé sur le banc des prévenus du tribunal correctionnel. Où il a clamé sa bonne foi.

D’après lui, le salon était bien fréquenté et il n’était pas question d’activités sexuelles. D’accord, les massages tantriques se pratiquent par des masseuses nues, qui utilisent leur corps pour s’occuper des clients. Mais ce sont juste des massages. Du reste, il louait les locaux à des masseuses indépendantes qui lui rétrocédaient 45 % de leurs gains. Ce qu’elles faisaient vraiment une fois la porte fermée…

Le tribunal a rendu son jugement mercredi. Il estime que les explications et dénégations du prévenu sont particulièrement peu crédibles, relevant notamment le caractère suggestif des photos illustrant les publicités pour le salon de massage. Et pas question non plus de croire que le prévenu n’était pas au courant de ce que faisaient les masseuses.

Une peine d’un an de prison est dès lors infligée, ainsi qu’une amende de 8 000 euros. Un sursis est accordé pour l’emprisonnement et la moitié de l’amende. Mais le tribunal ordonne également la confiscation d’un montant de 10 000 euros.