Brabant Wallon Plusieurs dizaines ont réagi à l’enquête publique sur la transformation du parc

Pour mener à bien son extension et sa transformation, les responsables du parc Walibi vont solliciter un nouveau permis pour les 20 prochaines années. Mais ce permis ne fait pas l’unanimité dans les quartiers voisins. "Le parc génère un bruit audible dans toute la vallée et sur ses flancs, garnis de très nombreuses habitations", estiment-ils par la voix de Philippe Platteau, président de l’ASBL Les Versants de la Dyle. "Les limites de bruit actuellement en vigueur, à savoir 55 dBA en journée, 50 dBA en soirée, et 45 dBA la nuit sont déjà difficiles à supporter pour les habitants de la vallée, surtout durant les WE. Pour nous, toute augmentation du niveau de bruit généré par le parc est inadmissible. Or le parc demande de porter ces limites à 60, 55 et 50 dBA selon les trois périodes précitées."

Autre désaccord : les 10 journées exceptionnelles. "Walibi dispose déjà, durant les journées dites ‘exceptionnelles’, d’une dérogation portant sur les horaires avec une ouverture jusqu’à 23 heures. Quant aux volumes sonores, ils sont assourdissants. Walibi veut les placer à 60 dBA jusqu’à 23 heures, ce qui revient à autoriser tous les excès. Passer de 55 à 60 dBA revient à multiplier le bruit environ par trois. Nous demandons que la limite de 55 dBA ne soit pas dépassée durant ces journées. Et en plus, Walibi veut porter à 20 le nombre de ‘journées exceptionnelles’ par an au lieu de 10 !", poursuivent-ils.

Déterminée, l’ASBL annonce déjà que si le permis est accordé malgré leurs objections, elle introduira un recours auprès du ministre, et s’il le faut, plus tard, au Conseil d’État.