Bruxelles 4 nouveaux lieux de contrôles sur la Chaussée de Haecht à Schaerbeek. Pour l’instant, les nouvelles caméras fixes sont installées dans les zones Nord, Montgomery et Bruxelles-Capitale Ixelles.

Certaines ont déjà été installées par les zones de police, et d’autres attendent d’avoir leur place officielle… Au total, ce sont 11 nouvelles caméras fixes qui ont été distribuées par la Région bruxelloise, à l’initiative de Bianca Debaets (CD&V), secrétaire d’État à la sécurité routière. Deux d’entre elles ont été attribuées à la zone PolBruNo (Schaerbeek, Saint-Josse et Evere), trois à la zone Bruxelles-Capitale Ixelles, et trois à la zone Montgomery (Woluwe-Saint-Pierre, Woluwe-Saint-Lambert et Etterbeek). Parmi les trois restantes, deux sont gardées en réserve par Bruxelles Mobilité, et une est déjà en réparation. Ces dernières seront assignées plus tard aux autres zones.

“Ces caméras ont deux objectifs”, explique le cabinet de Bianca Debaets, “premièrement mesurer la vitesse, et intercepter les excès de vitesse, et deuxièmement, détecter les irrespectueux des feux rouges.” Ces dispositifs viendront donc remplir certains boîtiers vides de la Région à différents endroits. “Il ne s’agira pas de nouveaux endroits de contrôle”, explique Michael Jonniaux, chef de corps de la zone Montgomery. “En fait plusieurs boîtiers ne sont pas munis de caméra, ou certains le sont parfois, et parfois plus. Ces dispositifs ont, pour certains, seulement un rôle dissuasif, et non répressif. Les trois caméras que nous avons reçues viendront remplir quelques boîtiers vides.” Et pour cet investissement, la Région a déboursé près de 700.000 euros pour l’ensemble des zones, une caméra coûtant 58.000 euros, ainsi que quatre nouveaux boîtiers à Schaerbeek (lire ci-dessous).

Si les zones de police reçoivent aussi des subsides du côté fédéral, le fonds régional de la sécurité routière agit depuis maintenant plus d’un an pour endiguer ces excès de vitesses encore trop nombreux dans la capitale. En observant les chiffres donnés par la police, on note d’ailleurs que depuis 2009, le nombre d’infractions pour excès de vitesse par an a doublé, passant de 110.003 en 2009 à 212.339 en 2017. “On n’explique pas cette augmentation par le fait qu’il y a plus d’excès”, poursuit le cabinet de la secrétaire d’État, “mais par le fait que les contrôles augmentent et qu’on investit de plus en plus dans la sécurité routière, et plus précisément sur le non-respect des limitations de vitesse et des feux de signalisation.”

Preuve à l’appui, le nombre de morts sur les routes de la Région a fortement diminué depuis 2008, année qui comptait 22 tués sur le coup, contre 15 en 2017.

4 nouveaux lieux de contrôles sur la Chaussée de Haecht à Schaerbeek

En plus des onze nouvelles caméras qui ont été installées dans les différentes zones de police, quatre nouveaux boîtiers de contrôles seront ajoutés rien que sur la chaussée De Haecht, du côté schaerbeekois. “Pour l’instant il n’y a qu’un lieu de contrôle sur cette chaussée, qui est du côté d’Evere. Il y a eu beaucoup de demandes de la part de la zone de police pour qu’on en installe plus, et c’est légitime”, explique le cabinet de Bianca Debaets (CD&V). “Notre but est de diminuer les excès de vitesse sur les grands axes, et cette artère bruxelloise est le lieu d’énormément d’accidents, et de trop d’infractions. Il était urgent d’agir.”

Le collectif 1030/0 qui lutte pour plus de sécurité routière à Schaerbeek avait d’ailleurs identifié à maintes reprises cette chaussée comme extrêmement dangereuse pour la population. L’association avait été jusqu’à acquérir des appareils pour vérifier la vitesse des véhicules eux-mêmes. “Ce manque va être comblé par cette installation très prochainement”, affirme le cabinet de la secrétaire d’État.

L’acquisition de ces nouveaux dispositifs coûte à la Région 20.000 euros par pièce, ce qui revient à un total de 80.000 euros, rien que pour cette chaussée.

“La prévention ne suffit pas”, Bianca Debaets (CD&V)

“Nous travaillons énormément sur la prévention avec de nombreuses campagnes de sensibilisation : sur le bob, la ceinture de sécurité, la distraction, etc., mais ça ne suffit pas. Après ça il faut de la répression, sinon ça ne sert à rien. Mon objectif, c’est donc de donner le plus de moyens possibles aux zones de police. En plus de ces caméras fixes, on vient d’acquérir des lidars qu’on met à disposition des zones de police. Chaque zone dispose au moins d’un lidar.”