Bruxelles La Cité des Ânes est, de loin, la commune la plus chère du territoire régional…

A Schaerbeek, la recette des taxes de 2017 concernant uniquement les sorties de poubelles s’élevait à 107.220 euros et celle des taxes salissures en général représentait la somme 321.436 euros. Déployant chaque jour 220 agents du service Propreté et espaces verts dans les rues et en étant intransigeant dans ses sanctions, Schaerbeek semble très à cheval sur la propreté publique. Les Schaerbeekois semblent d’ailleurs subir les taxes de salissures les plus chères de Bruxelles. En comparant les tarifs et systèmes de chaque commune, nous avons observé un réel manque de cohérence dans la réglementation propre aux incivilités.

Si un habitant sort ses poubelles un jour trop tôt à Schaerbeek, il risque de devoir payer directement une taxe qui s’élève à 175 euros par sac, se plaçant ainsi au premier rang des Bruxellois les plus taxés à ce niveau. Ailleurs, les tarifs varient et ne semblent être sous aucune forme d’alignement. À titre d’exemple, un Saint-Gillois paiera, pour la même infraction, une amende de 50 euros pour le premier sac et 15 euros pour chaque unité supplémentaire. À Uccle, Saint-Josse et Forest, le concerné recevra une amende de 75 euros par sac, soit 100 euros de moins qu’à Schaerbeek. Dans une gamme un peu plus chère, la commune d’Anderlecht taxe l’infraction de 100 euros puis 50 euros par sac en plus. Un taux pas loin de celui de la Ville de Bruxelles qui attribue une sanction de 100 euros par sac sorti en dehors des heures autorisées.

En outre, certaines communes cessent progressivement de fonctionner via une taxe mais utilisent une sanction administrative qui se situe entre 75 et 350 euros. Avec ce système, c’est un fonctionnaire sanctionnateur qui décide de la valeur de la sanction, selon le contexte de l’infraction. Si ce processus semble être de plus en plus adopté, Schaerbeek continue d’utiliser ses propres méthodes. "C’est l’autonomie communale qui établit les montants et on n’utilise pas la sanction administrative parce que, selon nous, la taxe est bien plus facile à mettre en œuvre et plus efficace", explique Geert Pierre, directeur adjoint du service Propreté et espaces verts de Schaerbeek.

En termes de récidives , Schaerbeek applique directement une sanction en cas de non-respect de l’horaire du ramassage des déchets, tandis que la commune d’Uccle attend systématiquement qu’une récidive ait lieu pour charger l’habitant d’une amende. À Ixelles, c’est le fonctionnaire sanctionnateur qui décide de donner un avertissement, ou une amende. Encore un point sur lequel les communes ne semblent pas s’aligner.