Bruxelles Le bourgmestre de Forest explique que la décision de ne pas communiquer a été prise par le parquet du procureur du Roi.

Suite aux suspicions d’abus sexuels survenus en région liégeoise lors d’un voyage de classe verte auquel ont participé des enfants de l’école communale Les Sept Bonniers, le bourgmestre de Forest Marc-Jean Ghyssels (PS), pointé du doigt pour l’absence de communication dans cette affaire, a tenu à exposer le déroulement des faits.

"Deux voyages scolaires furent organisés, le premier du 7 au 10 et le second du 14 au 17 novembre 2017. Le jeudi 16 novembre en soirée, la cheffe de département de l’instruction publique m’informe que la directrice d’une école est entendue par la police suite à une plainte de parents relative à des faits de mœurs sur leur enfant. Les faits se seraient déroulés, selon les parents de l’enfant, durant le premier voyage scolaire", explique-t-il.

"J’apprends alors qu’un second groupe scolaire est sur place et devait revenir le lendemain. Le parquet du procureur du Roi conseille de maintenir les enfants sur place en donnant des consignes précises de surveillance. Le service de promotion de la santé à l’école et le centre psycho-médico-social sont informés par la direction et le service de l’instruction publique. Les enfants sont de retour le 17 novembre", détaille Marc-Jean Ghyssels.

Et de préciser que "vu l’absence de connaissance et d’informations sur le contenu de la plainte, il a été décidé de ne pas communiquer sur cette affaire pour les raisons suivantes : si les faits dénoncés sont avérés, l’ensemble des enfants n’est alors plus exposé au risque dénoncé, respect du secret de l’instruction et garantie de la sérénité de l’enquête, et respect de l’anonymat de la victime. Je prends connaissance d’une lettre du délégué général aux droits de l’enfant (DGDE) le 22 décembre qui nous demande juste quelle est notre relation des faits de ce dossier. Je rencontre le DGDE pour la première fois le jeudi 25 janvier et nous maintenons la décision de ne pas communiquer - en l’absence d’éléments neufs - tout en étant attentifs à l’évolution de la situation. Nous confirmons notre disponibilité absolue pour rencontrer les parents de la victime, s’ils le souhaitent".

C’est finalement le mail anonyme envoyé aux parents d’élèves qui a mis le feu aux poudres. "Ce mail nous a obligés à communiquer. Le choix des décisions a été pris en fonction des éléments connus et en attendant impatiemment les suites des premières investigations judiciaires."

En parallèle de toutes les mesures qui sont et seront mises en place, Marc-Jean Ghyssels dit s’engager à rechercher une procédure qui, en cas de crise, associe les parents à la communication et au suivi de celle-ci. "Je comprends l’angoisse des parents et espère que l’instruction judiciaire permettra de très rapidement faire toute la lumière sur cette affaire et assurer la sérénité de la fin de l’année scolaire", conclut-il.